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 Fantastique : Voix et visions de William Schnabel

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ElricWarrior
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MessageSujet: Fantastique : Voix et visions de William Schnabel    Jeu 12 Aoû - 5:19

Table des matières
Introduction
1. Claude Seignolle
2. Mary Shelley : Frankenstein
3. Les vampires
4. Portraits et miroirs magiques
5. La possession démoniaque dans la littérature fantastique
6. Cthulhu, un mythe : H.P. Lovecraft
7. Le grotesque chez Joyce Carol Oates
8. Entre science-fiction et fantastique
9. Les monstres de la mythologie grecque
Conclusion
Bibliographie

Synopsis de l’ouvrage
Qu’est-ce le fantastique ? Par le biais des mythes, du folklore, des nouvelles, des romans classiques et contemporains, nous souhaitons dégager une interprétation plus approfondie du genre.

1. Claude Seignolle

Une grande partie des traditions populaires a pu être sauvegardée grâce au travail du folkloriste Claude Seignolle dans Les Évangiles du diable. Les contenus de ce vaste pan de littérature ont nourri l’imaginaire de l’auteur, nous offrant une autre vision du fantastique. La magie de ses contes réside également dans leur nature paradoxale puisqu’ils nous ramènent au temps mythique tout en nous plongeant aussi, parallèlement, dans la vérité profonde de nos origines.

2. Mary Shelley : Frankenstein

Mary Shelley nous a légué l’une des œuvres de fiction majeure de l’histoire de l’Occident – l’une des preuves, et non la moindre, est l’ « adaptabilité » du motif qui transmet un message essentiel à chaque nouvelle génération du monde entier. Transposés au troisième millénaire, les thèmes évoqués dans Frankenstein posent l’incontournable question de notre avenir. La technoscience, notre Temple de Salomon, est fondée sur la thèse que la science doit nous montrer les choix optimaux pour régir la civilisation de demain ; ses adhérents, qui rêvent de supprimer de nos gènes toutes les tares du réel pour créer le meilleur des mondes possibles, fantasment à haute voix. Le clonage, les OGM et la « bio-anthropologie » illustrent le conflit entre les prétentions de la science et les exigences de la société, ce qui démontre bien que le roman de Mary Shelley est plus que jamais d’actualité.

3. Les vampires

Les vampires exercent toujours autant de fascination et la place réservée à ces morts vivants dans notre culture nous amène à énoncer des hypothèses sur la popularité de ce thème ; en effet, depuis « Le vampyre (1819) » de John Polidori, ce motif n’a eu de cesse d’alimenter nos mythes modernes dont la plupart sont très loin de l’imagerie créée par Bram Stoker. Lorsque l’on considère le nombre impressionnant de clubs de fans, les organisations aux publications diverses, les jeux de rôles, les groupies gothiques, les bandes dessinées et les sites web consacrés au vampirisme à travers le monde, nous constatons qu’il s’agit d’un culte bien enraciné dans l’iconographie occidentale même si le kitsch rivalise souvent avec le fétichisme. Compte tenu de leur évolution, il apparaît légitime de se demander s’ils nous font toujours aussi peur.

4. Portraits et miroirs magiques

Le miroir est exploité dans certains textes fantastiques pour apprécier la stupidité d’autrui ou l’absurdité du monde et, dès lors, cet objet réfléchissant est utilisé à des fins allégoriques. Lorsque nous observons certains chefs-d’oeuvre de maîtres qui se plaisaient à peindre des autoportraits pour scruter les traits de leur visage et sonder les profondeurs de leur âme, nous nous rendons compte que le portrait remplit une fonction identique à celle du miroir. Dans la littérature fantastique, nous rencontrons une abondance de ces portraits et miroirs magiques dont la signification renvoie indubitablement au thème du double et aux connotations de l’âme et de la mort. D’une façon générale, tous les portraits et surfaces réfléchissantes nous incitent à la réflexion car ils mettent en jeu l’image, le sens et la conscience de notre corps ainsi que l’intégrité et l’unité de notre personne dont le dédoublement peut être un démenti à l’anéantissement. Même si la littérature n’est pas encore à même de proposer des réponses précises à tous nos questionnements, elle peut cependant nous conduire au seuil de sources inconscientes où se trouvent peut-être les clefs de nos mystères éternels...


5. La possession démoniaque dans la littérature fantastique

La possession est un thème qui fait recette, preuve en est qu’elle est encore d’actualité dans l’esprit des hommes, peut-être parce qu’elle recouvre une importante aire de la psychologie liée à l’histoire, à la religion ou à la métaphysique, et dont l’origine remonte aux balbutiements de notre civilisation. Ce thème est abondamment exploité dans la littérature et le cinéma fantastiques qui décrivent traditionnellement un hôte habité par un parasite, un échange de corps, une réincarnation ou une dépossession totale de l’esprit ; de façon classique, un esprit étranger ou une volonté malé fique s’emparent d’un corps pour satisfaire à ses propres fins. Des cas exemplaires nous sont offerts dans L’Exorciste de William Peter Blatty, ou Christine de Stephen King, ainsi que dans certaines nouvelles de Howard Philips Lovecraft.

6. Cthulhu, un mythe

Le mythe de Cthulhu est un élément de fascination important dans l’œuvre de H.P. Lovecraft et c’est pour cette raison que ses textes sont toujours appréciés à travers le monde ; il a pu développer ce mythe qui crée l’extériorité si caractéristique de son œuvre lorsqu’il est parvenu à abandonner la plupart de ses motifs néo-gothiques. Les divers aspects de sa fiction sont étroitement liés à sa philosophie singulière qui limite la signification et l’impact de la race humaine et il en va de même pour ses « démons domestiques » – Cthulhu, Yog-Sothoth ou Nyarlathotep – qui peuplent ses récits. Dans le cadre de son mythe personnel, le cosmos témoigne de notre soif de mystère ainsi que de la découverte de mondes inconnus et de forces insoupçonnées.

7. Le grotesque chez Joyce Carol Oates

Qu’est-ce que le grotesque ? Cette notion également fascinante et évasive est difficile à cerner hors contexte car elle implique notre perception de la réalité. Sur le plan littéraire, elle séduit toujours parce qu’elle se situe au confluent des idées antinomiques et apparemment contradictoires représentées par la tragédie et la farce. À cet égard, la palette de Joyce Carol Oates est riche en images qui émeuvent notre inconscient en nous communiquant les vertiges de l’angoisse et en faisant danser devant nos yeux le carnaval du grotesque, une forme particulière de l’allégorie et de la satire de la société américaine avec ses mythes d’opulence, de bonheur et de nostalgie pastorale.


8. Entre science-fiction et fantastique

L’échange entre la réalité et la fiction constitue une source inépuisable d’analyse. La littérature fantastique est une représentation de la réalité empirique, un miroir de la société actuelle, reliant les mondes intérieurs aux mondes extérieurs pour affirmer ce que nous sommes, ce que nous voulons être, mais aussi ce que nous craignons d’être car nos désirs, manifestes ou cachés, remplissent le schéma de notre réalité sociale et psychologique. L’un des paradoxes du genre est que bon nombre de lecteurs se laisse séduire car le grotesque reflète nos peurs profondes. Nos terreurs se sont longtemps focalisées sur des phénomènes naturels mais nous voyons actuellement sourdre de nouvelles sources d’inquiétudes liées à notre santé, à notre survie et à notre identité, à la fois collectives et individuelles, à l’exemple du réchauffement de la planète, de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, du clonage, des organismes génétiquement modifiés, des virus mortels, de la menace bactériologique ou de l’accroissement de la violence urbaine. Les histoires fantastiques montrent combien l'insolite se glisse dans la banalité du quotidien et combien notre réalité ordonnée devient chaotique et irrationnelle. Dès lors, une question se pose : notre réalité est-elle en train de devenir « fantastique » ?


9. Les monstres de la mythologie grecque

Il serait sans doute incomplet de proposer une étude du fantastique sans aborder le sujet des monstres grecs : centaures, satyres, gorgones, sirènes, Minotaure, Sphinx ou Chimère, dont les attributs spécifiques ont le pouvoir de nous renseigner sur leur sens profond, à la fois symbolique et éthique et qui, à l’instar de nombreuses créatures d’apparence hideuse, éveillent notre curiosité du fait de leur caractère insolite et mystérieux. Indéniablement, ces créatures ont joué un rôle non négligeable dans la littérature de l’imaginaire, que ce soit dans le fantastique, le merveilleux ou la science-fiction.


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