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 L'HERESIE CATHARE

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ELISANDRE
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MessageSujet: L'HERESIE CATHARE   Ven 10 Aoû - 11:26

Je lance ce sujet avec un article d'une écrivain(e) que j'admire beaucoup, ce sujet avait été rédigé pour la revue Historia, une page d'histoire que l'on a un peu oubliée sur Hérésie.
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Inspirée du manichéisme, qui repose sur la dualité du Bien et du Mal, la religion cathare est condamnée comme hérésie au Moyen Age. Quoiqu'ils se disent chrétiens, ses adeptes sont violemment persécutés.

Par Anne Brenon, spécialiste des hérésies médiévales.


D'abord concrétisé sous la figure des divinités du paganisme que le christianisme romain des premiers siècles rejetait au rang d'idoles et abattait, le personnage du diable achève de se cristalliser à l'aube du Moyen Age. Se profile alors, dans l'imaginaire roman, la silhouette inquiétante et grotesque, effroyable et rutilante, du tentateur, du mauvais, ce cornu aux sabots fourchus dont la fonction est d'entraîner les âmes damnées dans la gueule de l'enfer.
Le diable chrétien est d'abord l'empereur de l'enfer éternel. Il est le prince de ce monde, répondent les hérétiques que l'usage actuel veut qu'on appelle les cathares. Eux-mêmes, dès la fin du XIIe siècle, sont dénoncés et réprimés par l'Eglise romaine comme « manichéens », car posant l'existence de deux dieux, l'un bon et l'autre mauvais, et parfois même accusés, contre toute vraisemblance, de culte satanique. De fait, dans notre Moyen Age, les cathares représentent le seul mouvement chrétien dualiste. A ce point que, longtemps, l'historiographie a fait d'eux, à l'instar de la critique médiévale, de véritables néomanichéens, extérieurs à la culture occidentale et même au christianisme. Ce que réellement doit - et surtout ne doit pas - le catharisme médiéval au manichéisme antique est aujourd'hui encore mal clarifié. La présente réflexion tentera de faire la lumière sur ce point. Mais on ne perdra pas de vue le fait que les courants de pensée dualiste eux-mêmes, entre les IIIe et XIIIe siècles, ont pu jouer quelque rôle dans l'élaboration de la figure du diable ou, inversement, se trouver eux-mêmes diabolisés, dans un même élan, par l'orthodoxie chrétienne militante.
Le manichéisme est une religion à part entière, élaborée par son fondateur, Mani, en Perse, au IIIe siècle. A prétention universaliste, cette religion se répand comme une traînée de poudre en direction de l'Occident et de l'Orient, dans tout l'Empire romain - jusqu'à Rome même - et bien au-delà, jusqu'en Asie centrale et en Chine. Servi par d'abondantes écritures émanant de son fondateur lui-même et traduites en toutes langues, porté par le zèle de disciples capables de mettre en oeuvre de véritables stratégies de propagande, le manichéisme développe une culture raffinée, esthétique, en même temps qu'une spiritualité exemplaire. Très vite, la nouvelle religion concurrence le zoroastrisme, le bouddhisme et le christianisme, qui réagissent contre elle avec vigueur, tandis que le pouvoir impérial lui-même le proscrit. C'est le christianisme romain qui le combattra avec le plus de détermination. En 443, le pape Léon le Grand définit la « folie des manichéens » comme la « forteresse de Satan [...] où il triomphe avec insolence ». Il ajoute : « Chez eux, Satan est maître. »
Le manichéisme est-il donc une doctrine satanique ? Il se pose au contraire résolument du côté de la Lumière divine, en dénonçant, face à elle, l'existence antagoniste d'un règne des Ténèbres, groupé autour de Satan. Selon l'enseignement de Mani, qui se considère comme prophète, la création du monde est le résultat d'une catastrophe cosmique, l'invasion brutale de la Lumière par les Ténèbres, qui l'ont engloutie dans la matière. Ici bas, le Bien se trouve en quelque sorte enfermé dans le Mal, et ce monde celui du mélange. Le système du manichéisme vise à libérer cette Lumière pour la rendre aux lieux célestes, particule par particule, au moyen d'un filtrage de la matière et par l'intermédiaire de la Colonne de gloire. Cet ascenseur cosmique propulse les particules de lumière filtrées depuis ce bas monde jusqu'à celui de la Lune, puis du Soleil, et enfin dans le royaume de la Lumière éternelle. Le rôle de la religion, riche et complexe, fondée par Mani, avec son canon d'écritures et ses structures ecclésiales, est de participer, par l'ascèse et les règles de vie de ses adeptes, à la libération de la Lumière divine, dont les particules sont présentes dans tout le vivant, végétal autant qu'animal.
Combattue avec virulence par l'orthodoxie romaine, qui publie contre elle des sommes de réfutation ( Actes d'Archélaüs , en 345 ; Contre Faustus de saint Augustin, vers 400), la religion manichéenne va rapidement se trouver, en Occident, discréditée, déformée et surtout « reléguée au rang d'hérésie chrétienne », comme le dit l'historien Jean-Daniel Dubois. Cette réduction est indirectement à l'origine de l'image caricaturale du manichéisme qui prévaut aujourd'hui, ravalant cette complexe religion à un système simpliste et têtu qui ne laisse nul choix entre un blanc tout blanc et un noir tout noir.
Au Moyen Age, à partir du XIe siècle, dans la panoplie de la dénonciation des hérétiques, cette accusation antique va être singulièrement réactivée, jusqu'à faire du manichéisme, selon l'expression de Madeleine Scopello, « la quintessence de toutes les hérésies ». Les savants chanoines d'Orléans brûlés en 1022 et les paysans aquitains contempteurs de sacrements que dénonce Adémar de Chabannes en 1018, sont indistinctement promus « manichéens » tout autant que sorciers. C'est également aux manichéens antiques qu'on tentera, encore au XIIe siècle, d'identifier les cathares.
A partir du temps de l'an mil, alors que monte en puissance dans la chrétienté latine l'idéologie du « grand combat », qui triomphera avec la réforme grégorienne et l'esprit de croisade, l'orthodoxie romaine dénonce, parmi les ennemis, aux côtés des infidèles sarrasins, les hérétiques, agents du Mal. Curieusement, l'épithète « manichéen » est réactivée à l'encontre des hérétiques, à une période, le XIe siècle, où, selon Georges Duby, c'est le monde chrétien qui « est tout entier manichéen, spontanément ». L'idéologie de combat qui s'installe alors durablement (avec la naissance de la « société de persécution » mise en lumière par Robert Moore) oppose en effet en ce monde, comme dans un champ clos, les forces du Bien, représentées par le monachisme clunisien et bientôt l'ordre de Cîteaux, contre les légions du Mal, dans une perspective de guerre sainte ; mais le théâtre du grand combat est aussi le coeur de l'homme, déchiré entre la tentation du péché et la vertueuse résistance, dans une perspective de damnation ou de salut éternels. Le contexte de la définition du diable, chef des légions du Mal et prince des Enfers, dans la culture et les mentalités chrétiennes, coïncide ainsi avec celui de la dénonciation anti-hérétique.
C'est alors que le terme manichéen réapparaît, sous la plume des clercs, moines et chroniqueurs, parmi d'autres vocables injurieux, pour qualifier les hérétiques que l'on désigne à l'opprobre populaire et au jugement des autorités. Comme ils ont fonction d'agents du Mal, on les affuble d'oripeaux de magiciens, en leur prêtant toutes les turpitudes (incestes, orgies nocturnes, etc.). Dans la seconde moitié du XIIe siècle encore, en Rhénanie, on les accuse d'adorer le diable sous la forme d'un énorme chat blanc plus ou moins ailé - d'où l'origine populaire du mot cathare Ketzer , le catier ou chatiste, l'adorateur du chat .
Les hérétiques diabolisés ne sont en réalité que des communautés de religieux dissidents. Tous ces mouvements sont apparentés entre eux par leur volonté de conformité apostolique et leur critique des nouvelles orientations de l'Eglise romaine ; certains ne sont mus que par une volonté réformatrice : ainsi des Pauvres de Lyon, ou Vaudois, que seule l'attitude intransigeante de la papauté rejettera progressivement dans le schisme, puis l'hérésie. Parmi eux, et sous la diversité des appellations dont on les affuble, se distingue peu à peu un courant bien caractérisé, celui que faute de mieux on est bien obligé de nommer l'hérésie des cathares. A l'instar des manichéens antiques, ceux-là seront dénoncés, mais s'affirmeront eux-mêmes aussi comme étant dualistes.
L'orthodoxie eut certes beau jeu de reprocher aux cathares comme aux manichéens d'accorder au diable et au principe du mal une fonction cosmogonique trop importante, puisque contrebalançant quasiment celle de Dieu. Pour les hérétiques médiévaux, le diable est en effet le prince de ce monde, l'ordonnateur voire le créateur des « choses visibles et corruptibles ». A la différence du dualisme manichéen cependant, celui qui est professé par les prédicateurs cathares s'inscrit totalement dans la culture chrétienne. Comme Jean Duvernoy l'a bien montré, ce dualisme n'est que la résultante d'un travail en recherche au sein des Ecritures, « un résidu d'analyse scripturaire ». Cultivant le vieux thème johannique du « Royaume de Dieu qui n'est pas de ce monde », il ne vise pourtant qu'à innocenter du Mal - la mort, la corruption, la souffrance, la violence - le Dieu d'amour annoncé par le Christ.
Le plus ancien texte présentant des cathares une image claire et explicite, c'est-à-dire la lettre adressée vers 1143 par Evervin, prévôt de Steinfeld en Rhénanie, à Bernard de Clairvaux, le pose nettement. L'abbé prémontré met en effet dans la bouche des hérétiques qu'il a pu interroger avant qu'ils ne soient brûlés, essentiellement un évêque et son compagnon, les termes d'une opposition entre Dieu et ce monde directement inspirée de l'Evangile et de la première Epître de Jean. Les « proto-cathares » en tirent l'évidence d'une opposition de deux Eglises, l'une de Dieu et l'autre de ce monde. Evervin leur prête aussi l'argument - que l'on retrouvera utilisé jusqu'à la fin de l'histoire du catharisme - de la parabole du bon et du mauvais arbre, signifiant que leur propre Eglise, évangélique et pauvre, montre par ses bons fruits qu'elle est fille du bon arbre, tandis que l'Eglise romaine, riche et persécutrice, signe par ses fruits amers qu'elle est de mauvaise souche. Au début du XIVe siècle encore, le Bon Homme Pèire Autier prêchera l'opposition entre l'Eglise qui fuit et pardonne et celle qui possède et écorche. On est là à la racine du dualisme cathare, lequel sera développé dans les textes ultérieurs : écrits cathares, polémique anticathare, et archives inquisitoriales.
Lorsque, une vingtaine d'années après Evervin, Eckbert de Schönau, dans un de ses sermons, définit en dix points les erreurs des hérétiques rhénans, il met en avant un argument nouveau pour les dire « catharistes », ou « cathares », c'est-à-dire manichéens : ils sont dualistes. Ils croient en deux dieux, l'un bon, créateur du Ciel et des réalités angéliques, l'autre mauvais, créateur de ce bas monde. Tel est l'argument nouveau et précis sur lequel toute la controverse catholique anticathare va désormais se focaliser... Dualistes, les hérétiques sont donc bien assimilables aux antiques manichéens de Perse. Même si, très tôt, les prédicateurs catholiques vont constater qu'utiliser les vieux arguments d'Augustin contre les manichéens n'a guère d'efficacité pour réfuter les cathares de leur temps.
C'est que le dualisme cathare se fonde à la fois sur les Ecritures chrétiennes (prologue de l'Evangile et Première Epître de Jean, parabole du bon arbre, etc.) et sur toute une série de mythes parfaitement ancrés dans la religiosité médiévale - ainsi celui du grand combat décrit par l'Apocalypse entre l'archange saint Michel et « l'antique dragon », celui de la chute de Lucifer, ou encore le récit biblique de la captivité des « brebis d'Israël à Babylone », qui tous portent figure du diable emprisonnant les anges déchus.
Il ne faut sans doute pas accorder trop d'importance au débat interne, prêté par les polémistes catholiques au catharisme italien, entre deux formes de dualismes, l'un mitigé et l'autre absolu, dont le premier serait plus que le second proche de l'orthodoxie. Il faut y voir plutôt l'avancée tâtonnante d'une réflexion cherchant à résoudre avec logique le douloureux problème du Mal en contexte chrétien. Ce bas monde, étranger à Dieu, est-il l'oeuvre d'un ange déchu, créature de Dieu ayant choisi le Mal (dualisme mitigé), ou est-il plutôt le terrain de manifestation d'un principe du Mal, irréductible et coéternel à Dieu (dualisme absolu) ? La pensée religieuse dualiste culmine au milieu du XIIIe siècle avec l'ouvrage de l'évêque cathare italien Jean de Lugio, qui, malgré son titre évocateur, Livre des deux principes , s'éloigne plus encore de toute tradition manichéenne, car étayant en bonne logique ce dualisme chrétien par une réflexion proprement scolastique.
Les prédicateurs cathares, ces Bons Hommes dont les dépositions devant l'Inquisition nous ont retransmis quelques échos de paroles, décrivent à leurs ouailles comment le tentateur, le mauvais, le diable, a un jour par effraction pénétré dans le Royaume de Dieu, la bonne création éternelle et lumineuse, pour en dérober, par force ou par ruse, les créatures angéliques et les faire tomber avec lui dans le bas monde dont il est le prince. Et comment il les a emprisonnées dans des tuniques de peau ou prisons charnelles, âmes divines dans des corps de boue. Comment enfin le Fils de Dieu a été envoyé par son Père pour leur enseigner, par l'Evangile, la voie du Salut et les libérer du Mal.
Le christianisme cathare est optimiste : selon son enseignement, un jour, ce monde visible, seul domaine du Mal, disparaîtrait dans un océan de poix et de feu « et serait consumé ». Le diable serait vaincu et toutes les âmes, sauvées, rendues à la seule éternité qui soit, celle du Royaume. Point d'enfer éternel. Un mal résorbé dans son néant.
Il est envisageable que la religiosité médiévale archaïsante, qu'on appelle aujourd'hui catharisme, garde, de fait, des traces fossilisées du vague et lent processus qui vit (entre l'Antiquité tardive et le haut Moyen Age) s'élaborer, au sein du christianisme, le personnage du diable. En est témoin l'importance que donne sa théologie aux mythes de la chute de Lucifer ou de la captivité des brebis d'Israël. Tout autres se présentent la mythologie et l'imaginaire du manichéisme, qu'on ne peut apparenter au christianisme que par la volonté de son fondateur, Mani, d'en récupérer quelques éléments.
Manichéisme, catharisme. Bien que probablement sans lien entre elles, la religion syncrétiste antique et la médiévale contestation chrétienne sont sans doute parmi les formes religieuses qui ont été le plus vigoureusement combattues, réprimées, discréditées - et même diabolisées - par l'institution romaine, qui les a amalgamées pour en pétrir la figure de l'hérésie absolue. Pourtant, l'une comme l'autre se rangeait fondamentalement du côté de la Lumière. Les croyants cathares des XIIIe et XIVe siècles appelaient secrètement leur foi l' entendensa del Be , l'entendement du Bien

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MessageSujet: Re: L'HERESIE CATHARE   Lun 8 Oct - 18:37

trés interessant, je ne connaissais pas le côté spirituel de la religion cathare ainsi que ses aspirations et sa génése. je connais mieux l'histoire cathare et ces persécutions. Un livre que j'aime beaucoup et accessible à tous , la référence: "Les cathares ", textes rédigés avec la collaboration de julie Roux et conseil historique par Anne Brenon. (l'édition MSM publié en 2000, collection IN SITU) Un livre trés bien illustré, photo, chronologie, biographie...on y parle d'inquisiteurs tel que conrad de marbourg ou bien des albigeois, de simon de montfort, enfin bref, il est trés complet.
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MessageSujet: Re: L'HERESIE CATHARE   Mar 9 Oct - 14:34

Je ne retrouve plus le message où j'avais préparé ce petit texte....Je le remet donc en ligne.

Le catharisme est issu du bogomilisme, on peut le comparer à un christianisme primitif, il fut pratiqué au départ dans les monastères bulgares.
Il s'agit d'une doctrine de dualisme, jugée hérétique on la compara au Manichéïsme.
Pour mieux la connaître, je vais prendre quelques points de l'exposé que Bernard Gui donna à ses inquisiteurs.
Les cathares reconnaissent et confessent deux Dieux, un bon, un mauvais.
Dieu aurait créé une émanation de lui-même, le Christ qui sert de lien entre lui et les hommes.
La création de l'homme et de toutes choses visibles et matérielles sont l'oeuvre du Diable, quant aux choses invisibles et immatérielles elles sont l'oeuvre de Dieu, obligatoirement, il y a deux églises, l'une bonne, la leur, l'église de Jésus-Christ et la mauvaise qui est l'église romaine dont ils rejettent tous les sacrements, voici quelques exemples, ils remplacent le baptême d'eau par le baptême spirituel (consolamentum du Saint-Esprit), ils changent le sacrement du mariage, union charnelle en inventant un mariage spirituel entre homme et Dieu, ils nient l'incarnation de Jésus-Christ dans le sein de Marie toujours vierge et soutiennent qu'il n'a pas pris un véritable corps humain, donc il n'est pas mort sur la croix.

Le consolamentum rendrait à l'homme son âme divine, se serait le salut.
« Il y a un secret libérateur qui a été transmis depuis le commencement du monde....Ce secret est l'essence de l'enseignement que Jésus avait donné. Joseph d'Arimathie l'avait emporté avec lui à travers le monde, jusqu'aux limites les plus lointaines de l'Occident ». Maurice Magre (La Clef des Choses Cachée

Un bon livre sur le sujet : "Le Catharisme, la religion des Cathares", par Jean Duvernoy, Ed. Privat, Toulouse, 1992.

Un autre lien avec quelques autres titres, dont les ouvrages d'Anne Brenon : http://www.mairie-montaillou.fr/mon_med_04.html

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MessageSujet: Re: L'HERESIE CATHARE   Mar 9 Oct - 18:36

d'ailleurs j'ai une question peut-être pourras tu y répondre, pourquoi ce christianisme primitif a été adopté dans le sud de la france? il y avait il un terreau favorable au nouveau "dogme" dans cette région de france? et pourquoi le nord de la france a été indifférente à cette nouvelle spiritualité?
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MessageSujet: Re: L'HERESIE CATHARE   Mer 10 Oct - 12:06

Les seigneurs du sud étaient plus proches de la population, ce qui est tout le contraire du nord, celle-ci vivait en grande partie dans le "castrum".

Le castrum est une forme d'habitat groupé et fortifié caractéristique des campagnes méridionales, grosses bourgades souvent perchées, cerclée de murailles, s'enroulant autour d'une tour féodale ou d'une église.

Toutes les classes y cohabitent dans une certaine harmonie, il est évident que la tolérance y était alors normale.

Les recherches historiques prouvent que le clergé était moins agressif dans le sud, le pape y avait moins de pouvoir, il en découlait que la population était plus ouverte à de nouvelles théories et de nouveaux dogmes, au nord, c'était l'inverse, les gens se repliaient sur eux-mêmes, la vie était plus difficile pour eux.

"En 1198, quand Innocent III devient pape, il lance un appel véhément contre les hérétiques. Il demande aux seigneurs locaux de pourchasser tous ceux qui ne suivent pas le dogme de la sainte Eglise. Or Toulouse ne répond pas à son appel, tout comme les villes de Béziers, Foix et Carcassonne. La noblesse et les pouvoirs urbains de ces régions, qui deviendront plus tard le Languedoc, laissent l’hérésie se développer. Il s’y manifeste un anticléricalisme endémique. Peu à peu, Toulouse apparaît comme la capitale de l’hérésie."


L'enjeu de l'inquisition était aussi politique, le comté de Toulouse et les vicomtés de Bézier, Carcassonne, Albi, Narbonne étaient puissants, l'hérésie cathare a servi de pretexte à s'approprier des biens et des terres.

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MessageSujet: Re: L'HERESIE CATHARE   Mer 10 Oct - 12:15

oui je suis d'accord avec toi, les gens du sud ont toujours été plus ouverts au moyen âge, plus lettré que ceux du nord. je sais aussi qu'ils toléraient les juifs. par ailleurs j'ai lu mais je ne sais plus où qu'il y avait l'égalité homme et femme chez les cathares car l'homme pouvait posséder une "âme féminine" et la femme une "âme masculine"...c'est un peu prés ça...
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