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 LES MASQUES DE PLOMB

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ElricWarrior
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MessageSujet: LES MASQUES DE PLOMB   Jeu 10 Mai - 7:45

Guanabara (Rio de Janeiro, Brésil), le 17 août 1966 : un jeune garçon est en train de gravir la pente d’un mono (colline au sommet arrondi caractéristique du paysage brésilien).
Au détour d’un buisson, son regard est attiré par deux silhouettes humaines, étendues par terre côte à côte et portant sur les yeux une sorte de visière de couleur sombre. Il pensa tout d’abord que les deux-hommes étaient endormis et qu’ils s’étaient protégés les yeux pour que la lumière ne les gêne pas.
Intrigue cependant, il s’approcha et s’aperçut avec stupeur qu’il s’agissait de deux cadavres portant un masque oculaire en métal de facture grossière.
Pris de panique, il redescendit en hâte la colline et se précipita au poste de police le plus proche, où il relata brièvement sa macabre découverte.
Les policiers se rendirent sur les lieux et d’après les papiers trouvés sur les corps, ils les identifièrent comme étant ceux de deux radio-techniciens, Miguel Viana et Manuel Pereira, tous deux mariés. Dans une poche du premier, on découvrit un carnet rempli de formules indéchiffrables qui paraissaient être les éléments d’un code secret.
Les masques étaient en plomb et confectionnés très probablement par les porteurs eux-mêmes.
Près des corps, on découvrit une feuille de papier contenant un étrange message : « 16 h 30 – se trouver à l’endroit fixé ; 18 h 30 –avaler la capsule. Après effet, se protéger le visage ; attendre le signal convenu. »
On confia ensuite au médecin légiste le soin d’établir la cause de la mort. Mais les corps ne présentaient aucune blessure et ne fournirent aucun élément permettant d’établir un diagnostic sûr.
Quelques jours plus tard, on procéda à une autopsie dont le seul résultat fut de donner l’heure du décès, survenu le 17 août vers 19 heures.
Rien ne fut négligé : on mesura même le taux de radioactivité qui, étant négatif, n’apporta aucune lumière sur les causes de la mort.
Leurs épouses déclarèrent n’avoir rien remarqué de bizarre dans le comportement des deux hommes et que, par conséquent, rien ne laissait prévoir leur fin tragique. La police fit une enquête serrée et, en interrogeant les personnes qui habitaient à proximité du morro, elle recueillit des témoignages inattendus.
Une femme déclara avoir remarqué le 17 août, vers 19 heures, un objet volant circulaire, métallique, émettant des étincelles, qui après s’être arrêté quelques secondes près de l’endroit où furent découverts les deux cadavres, s’était éloigné à vive allure.
Un homme dit avoir observé, le même jour, à la même heure et au même endroit, une sorte de grande « fleur », flamboyante qui, après être restée un instant immobile, s’éleva dans le ciel à une vitesse vertigineuse.
La presse s’empara de l’affaire, qui eut un retentissement considérable, au point que le morro devint un lieu de pèlerinage : savants, enquêteurs, policiers, curieux et illuminés.
On émit de nombreuses hypothèses. Celle qui a rencontré le plus d’audience, bien qu’elle puisse paraître fantastique, parle d’un contact accidentel qu’un des radio-techniciens eut, au cours d’une expérience, avec un astronef extra-terrestre en orbite autour de notre planète. Ils seraient parvenus à fixer un rendez-vous dans un lieu solitaire (d’où le texte retrouvé) et auraient confectionné les masques pour se protéger de l’éclat aveuglant du vaisseau au moment de l’atterrissage.
La cause de leur mort devrait être attribuée, toujours selon cette hypothèse, à une punition des Extra-terrestres pour n’avoir pas respecté l’accord passé avec ces derniers, ou bien à un accident dû à un effet imprévu des pilules avalées dans un but inconnu.
Mais les choses n’en restèrent pas là. Le 26 août, un inconnu de haute taille, vêtu de sombre, portant des lunettes et un chapeau, se présenta au gardien de la morgue de Rio de Janeiro où l’on conservait les deux corps, qu’on n’avait pas encore inhumés afin de les laisser à la disposition des savants. L’homme, qui avait un accent étranger, offrit près d’un million et demi d’anciens francs pour qu’on lui permette de prélever un petit échantillon de matière cérébrale sur l’un des deux radio-techniciens. Devant le refus catégorique du préposé, il s’en fut et on ne le revit plus.
Le mystère s’épaississait : s’agissait-il d’une affaire d’espionnage, d’expériences scientifiques imprudemment menées, ou d’une tentative malheureuse de communication avec une civilisation extra-terrestre ?
Personne encore n’a été en mesure d’apporter une réponse.
Notons une étrange coïncidence. Un fonctionnaire de la N. A. S. A. a présenté récemment aux journalistes un modèle de masque qui sera fourni dorénavant aux astronautes pour se protéger des curieuses « lampes cosmiques » qui ont été observées à l’extérieur de la capsule au cours de plusieurs missions spatiales. Ces masques sont semblables à ceux des radio-techniciens, à ceci près qu’ils sont faits d’un tissu spécial et portent un élastique afin de les fixer à la tête.
Or, cette mystérieuse affaire, évoquée par Charles Bowen[1] dans deux articles parus en 1967 et 1968 dans la revue Flying Saucer Review, connut de nombreux rebondissements dont la presse se fit l’écho. Voici l’essentiel de l’article publié dans le même périodique (vol XVII. N° 4, juillet-août 1971 : Follow-up on the Morro do Vintém mystery) par Gordon Creighton.
La théorie du contact avec des Extra-terrestres se trouva considérablement renforcée quand on sut qu’une dame de la haute société de Rio, la senhora Gracinda Barbosa Coutinho da Sousa, avait déclaré à la police quelle passait en automobile, avec trois de ses enfants, à proximité du Morro do Vintém, le soir du 17 août, quand ils virent un objet de forme ovale et de couleur orangé vif, avec une bande de feu sur le pourtour, qui stationnait sur la colline et émettait des éclairs aveuglants. Les témoins s’étaient arrêtés pendant trois ou quatre minutes, durant lesquelles l’objet ne fit aucun mouvement latéral mais s’éleva verticalement et redescendit plusieurs fois. Il semble que cette dame ait révélé d’autres détails tenus secrets par la police.
D’autres témoins prétendirent avoir vu l’O. V. N. I. Certains commentateurs de presse insistèrent sur le fait que, un peu plus de deux mois auparavant (le 13 juin), Miguel José Viana et Manuel Pereira da Cruz s’étaient livrés à de mystérieuses « expériences » sur la plage d’Atafono, au cours desquelles un objet intensément lumineux descendit vers le rivage. Une explosion aveuglante se produisit un instant plus tard et des pêcheurs affirmèrent avoir vu une soucoupe volante se précipiter dans la mer.
Lors de dépositions ultérieures, d’autres révélations sensationnelles furent faites et l’on apprit que les deux hommes faisaient partie d’un groupe de « savants spiritualistes » et s’intéressaient au spiritisme, aux explosifs et aux communications avec Mars.
Mais vers la mi-septembre 1966, le silence se fit autour de l’affaire. Un an s’était écoulé quand la presse brésilienne revint sur celle-ci (19-26 août 1967) et prétendit qu’on avait exhumé des organes pour voir si un nouvel examen permettrait d’y déceler des traces de poison. Les journaux déclarèrent en outre qu’on avait procédé à l’arrestation d’un ami des deux radio-technicicns. Il s’agissait d’un pilote de l’aviation civile, Elcio Gomes, le « troisième homme » ayant participé à la mystérieuse « expérience » sur la plage d’Atafono.


Gomes était gardé sous les verrous pour avoir fait des déclarations contradictoires à la police, dont l’une faisait état d’une station de radio clandestine montée par les deux hommes.
Ces nouveaux éléments de l’enquête furent suivis d’un autre long silence.
Un nouveau rebondissement

Le 28 juin 1968, sous le titre Après le test atomique le quotidien O Globo de Rio de Janeiro écrivait :
« Un homme blond intervient à présent dans le mystère des masques de plomb, juste au moment où la science avait déclaré vain le dernier espoir d’obtenir une explication technique précise sur la façon dont étaient morts les radio-amateurs Miguel José Viana et Manuel Pereira da Cruz. L’inconnu recherché, dont l’aspect est celui d’un étranger, fut aperçu par un témoin au volant d’une jeep ; en conversation avec Miguel et Manuel, sur la route qui conduit au Morro do Vintém, la veille du jour où les corps furent découverts. Hier, les experts nucléaires de São Paulo ont émis leur verdict – négatif – sur les tests qu’ils ont effectués sur les cheveux prélevés sur les cadavres. » A l’énoncé de ce rapport, le commissaire de police de Rio pour les affaires d’homicide, M. Romen José Vieira, a clos l’enquête et envoyé le dossier au ministère de la Justice. Voici le texte du rapport rédigé par l’Institut pour l’énergie atomique de São Paulo :
« Par mesure d’exception, la division radiochimique a effectué une analyse, au moyen d’une activation nucléaire, sur quelques cheveux envoyés par l’Institut médico-légal de l’État de Rio de Janeiro. On a recherché quatre éléments : arsenic, mercure, baryum et thallium. Les résultats sont les suivants : arsenic 0,0000041 pour cent, baryum 0,0001 pour cent, thallium 0,0001 pour cent. Ces résultats prouvent scientifiquement que la mort de Miguel et de Manuel n’est pas due à l’ingestion de ces poisons. »


Explication officielle

Le 23 février 1969, le Correio do Povo de Porto Alegre publia un article dont voici l’essentiel et auquel ont été ajoutes quelques éclaircissements provenant de diverses coupures de presse parues à peu près à la même date.
Où en est, trois ans après, le mystère des masques de plomb ?
Rio. Le 22 février. Le mystère des deux techniciens trouvés morts voici trois ans sur le Morro do Vintém, avec des masques de plomb qui lurent considérés par la suite comme provenant d’une autre planète (!), se trouve à présent éclairci grâce à la confession d’un individu dangereux, Hamilton Bezani. Celui-ci, criminel notoire, contrebandier et voleur d’autos, qui purge actuellement une peine de plus de cinquante ans de prison à São Paulo, avait dit à une femme, sa parente, qui vit à Rio, qu’il avait quelque chose à voir avec les défunts, et quand le commissaire Joa Antonio da Silva, de la police de Rio, alla l’interroger, il le reconnut sans difficulté…
Voici l’histoire de Hamilton Bezani. Recherché par la police de São Paulo, il se cachait à Rio de Janeiro, où il fut contacté par trois autres criminels connus sous les sobriquets d’« Espanhol », « Wilson Alemao » et « Acacio », qui lui demandèrent de commettre un meurtre à Niteroi, lequel leur rapporterait gros à tous quatre. Ils se rendirent donc à Niteroi, où ils se procurèrent tout d’abord un taxi et furent conduits à un « centre spiritualiste ». Ils rencontrèrent la propriétaire du lieu, une certaine Helena, et Hamilton Bezani fut présenté à Miguel et Manuel. « Espanhol », « Alemao » et « Acacio » lui indiquèrent par gestes que ces deux hommes étaient les victimes désignées. Durant la séance qui suivit, les criminels apprirent que Miguel et Manuel venaient de Campos, où ils habitaient, et qu’ils devaient aller à São Paulo, où ils projetaient d’acheter une nouvelle voiture et du matériel électronique, et qu’ils avaient sur eux beaucoup d’argent.
Hamilton Bezani déclara qu’à la fin de la séance, il reçut l’ordre de se mettre au volant et de conduire Espanhol, Alemao, Acacio, Helena, Miguel et Manuel au pied du Morro do Vintém. Là, on obligea ces deux derniers à descendre et à se diriger vers les buissons sur le versant de la colline, cependant que Bezani attendait dans l’auto (volée). Une demi-heure plus tard, les trois hommes et la femme étaient de retour, dans un état de nervosité apparent. Alemao tenait une bourse contenant 6 000 nouveaux cruzeiros brésiliens, et dit à Bezani : « Nous les avons tués tous les deux. Nous les avons contraints, sous la menace d’un pistolet, à prendre le poison. » Ils partirent tous pour Guanabara et se fixèrent rendez-vous pour le lendemain ; mais Bezani, craignant un piège, ne vint pas.
La police déclarait qu’elle tenait une piste et qu’elle n’aurait aucune difficulté à arrêter ces hommes, car il s’agissait de criminels notoires. Une coupure de presse prétendait d’ailleurs que les autorités avaient déjà arrêté Helena, prêtresse vaudou.

L’opinion de Gordon Creighton

De nombreux journalistes qui se sont intéressés de près à la vague d’apparitions d’O. V. N. I. survenue en Amérique du Sud dans les années soixante ont déclaré n’être nullement satisfaits par la réponse apportée au mystère du Morro do Vintém. L’un d’eux a fait un commentaire particulièrement intéressant :
« En ce qui concerne l’affaire des masques de plomb, nous sommes à peu près persuadés que l’explication avancée par les autorités en février 1969 est fausse. Elle est survenue au moment précis où commença la grande opération menée par les autorités brésiliennes contre les apparitions de soucoupes volantes et ceux qui enquêtaient à ce sujet. Aussi aurait-il été véritablement insensé de notre part de nous intéresser de près au cas du Morro do Vintém à ce moment. Les soucoupistes étaient toujours associés au Brésil aux activités terroristes et par conséquent, nous dûmes nous montrer très prudents pour ne pas attirer l’attention sur nous ! L’« explication » officielle ne tient pas debout… »



Certes, si l’on songe à l’affaire Dino Kraspedon, qui semble avoir été un terroriste doublé d’un illuminé voulant « demander l’aide des Vénusiens », le scepticisme des autorités brésiliennes à propos de tous les phénomènes paranormaux, y compris les guérisons psychiques, n’a rien d’étonnant.
De prime abord, l’histoire racontée par Hamilton Bezani paraît logique et assez probable. Mais est-elle vraie ? Les deux victimes sont parties de chez elles, à Campos, pour se rendre en autobus à Niteroi le vendredi 17 août à 9 heures, en disant qu’ils allaient à São Paulo pour acheter une voiture et du matériel électronique. Leur autobus arriva à Niteroi le même jour à 14 heures et, à 17 heures, ils furent aperçus par un jeune garçon sur le Morro do Vintém. Le même témoin découvrit leurs corps en putréfaction, le 20 août, alors qu’il allait dénicher des nids d’oiseau sur le versant de la colline…
Si Hamilton Bezani et ses trois amis existent vraiment et si Bezani purgeait, en 1969, comme on l’a dit, une peine de cinquante ans de prison, il est tout à fait normal de penser que cet homme était un don du ciel pour un gouvernement désireux de donner une explication banale à une double mort pour le moins insolite. Comment ce vieux cheval de retour âgé d’une cinquantaine d’années n’aurait-il pas été disposé à obtenir une remise de peine, sinon un élargissement pur et simple, moyennant une petite « confession » du genre souhaité par les autorités ? Après tout, Hamilton ne fut pas présenté à la presse comme un des meurtriers proprement dits mais comme un complice.
D’après mon expérience personnelle sur la façon dont la police opère parfois au Brésil… j’ai dans l’idée que Hamilton Bezani, s’il existe en dehors des colonnes des journaux et des déclarations officielles, jouit d’une pleine liberté et se prélasse peut-être avec ses compagnons sur une plage de Copacabana, tandis que les autorités forment des vœux pour que rien ne vienne plus faire penser aux deux hommes aux masques de plomb trouvés morts sur le Morro do Vintém. Quant à l’énigmatique « homme blond », il semble s’être perdu en route, ainsi que le pilote Elcio Gomes !
C’est assez, dire qu’en définitive le mystère demeure entier.

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MessageSujet: Re: LES MASQUES DE PLOMB   Sam 26 Mai - 17:21

Des masques, en plomb ou en tissu, c'est des masques. y a pas 36 formes pour protéger les yeux sans être gênés par le nez. Pour le reste ça semble gentiment obscur...
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