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 L’Île aux Cannibales

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ElricWarrior
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MessageSujet: L’Île aux Cannibales   Sam 20 Jan - 10:36

En 1933, Joseph Staline abandonnait des milliers d’opposants au régime et de prisonniers sur un bout de terre particulièrement isolé et hostile, plus connu sous le nom de « l’Île aux Cannibales ». Retour sur cet épisode tragique de l’histoire.

Au cœur de la Sibérie, Nazino est une petite île isolée sur le fleuve Ob. Elle mesure 3 kilomètres de long pour 500 mètres de large, et a été durant les années 1930 le théâtre d’un « jeu de survie » absolument macabre qui lui a valu le surnom plutôt explicite « d’Île aux Cannibales ».

En 1933, le dictateur Joseph Staline ordonne de terribles purges afin d’éliminer toutes les personnes considérées comme une menace. En d’autres termes, des éléments « socialement dangereux » pour le régime, qui menacent l’ordre social que Staline souhaite bâtir.

Cette catégorie juridique aux contours élastiques inclut aussi bien les chômeurs que les vagabonds et les petits trafiquants. Pour séjourner dans les grandes villes du pays il faut disposer d’un « passeport », et ceux qui ne reçoivent pas le précieux sésame sont expulsés vers des « camps de travail ».
Les hauts fonctionnaires du régime soviétique ont conçu un plan totalement irréaliste consistant à déporter un million d’individus vers des territoires inexploités comme le Kazakhstan et la Sibérie occidentale. Coupables pour la plupart de délits mineurs, 5000 de ces déportés sont purement et simplement abandonnés sur l’île de Nazino en mai 1933.

5000 DÉPORTÉS SONT ABANDONNÉS SUR L’ÎLE EN MAI 1933

À l’origine, l’île de Nazino est censée être un camp de travail où les déportés sont surveillés et passent leurs journées à défricher les terres environnantes et à abattre du bois, mais les autorités locales n’ont ni les ressources, ni l’expérience nécessaires pour gérer un tel afflux de déportés, et 27 personnes meurent avant d’avoir pu poser le pied sur l’île.

L’île se résume à un modeste bout de terre vierge de tout bâtiment, sur lequel sont entassés et livrés à eux-mêmes les 5000 déportés. Ceux-ci n’ont aucun moyen de se protéger du terrible climat sibérien, et pour ne rien arranger, 1200 prisonniers supplémentaires sont acheminés sur l’île le 27 mai 1933.



Les personnes abandonnées sur Nazino meurent de faim, et lorsque les autorités se décident finalement à leur livrer de la farine, les prisonniers affamés se ruent sur les soldats, qui tirent à vue. Le processus se répète le lendemain, et il est finalement décidé que les prisonniers éliront des « capitaines », chargés de venir récupérer la farine sur la rive du fleuve.

Ces « capitaines » sont pour la plupart de petits malfrats qui distribuent la farine au compte-goutte en l’échange de biens ou de services. En l’absence de fours, les prisonniers parvenant à s’en procurer sont condamnés à la mélanger à l’eau de la rivière et à la manger crue. En quelques semaines, la dysenterie tue des centaines de personnes.

Le chaos règne sur l’île. Livrés à eux-mêmes, les déportés commencent à s’entretuer, et certains se tournent même vers le cannibalisme, comme le révèle le témoignage glaçant de l’un des soldats :

« Il y avait sur l’île un jeune garde nommé Kostia Venikov. Il courtisait l’une des jolies filles envoyées là-bas et la protégeait. Lorsque ce dernier dût s’absenter, plusieurs prisonniers attrapèrent la fille, l’attachèrent à un peuplier, et lui tranchèrent les seins, les muscles, tout ce qu’ils pouvaient manger, absolument tout… Ils avaient faim, ils devaient manger. Quand Kostia revint, elle était toujours en vie. Il essaya de la sauver, mais elle avait perdu trop de sang. ».



Les observations faites par des officiers de santé présents sur « l’Île aux Cannibales » le 23 mai 1933 sont encore plus insoutenables :

« Sur cinq cadavres, le foie, le cœur, les poumons et des morceaux de chair tendre (seins, mollets) ont été découpés. De l’un des cadavres, la tête a été arrachée, de même que les organes génitaux masculins et une partie de la peau. Ces mutilations constituent autant d’indices forts d’actes de cannibalisme ; elles suggèrent en outre l’existence de graves psychopathologies. »

« DE L’UN DES CADAVRES, LA TÊTE A ÉTÉ ARRACHÉE »

Des déportés désespérés commencent à construire des radeaux de fortune pour échapper à la folie qui règne sur l’île. Mais la plupart d’entre eux se noient avant d’avoir réussi à traverser le fleuve, et des centaines de cadavres ne tardent pas à joncher les berges de l’île.

Ceux qui parviennent à traverser la rivière périssent dans les étendues impitoyables de la Sibérie, ou deviennent le gibier d’une insoutenable chasse à l’homme menée par les gardes présents dans la région.

Sur les 6000 personnes déportées sur l’île de Nazino, seules 2000 ont survécu jusqu’en juin 1933. Les survivants ont ensuite été envoyés dans les camps de travail voisins où les conditions de vie étaient tout aussi inhumaines. On estime que 15 à 20 millions de personnes sont mortes durant les purges staliniennes.

Source : https://dailygeekshow.com

Pour en savoir plus :



Le premier livre sur l' "autre" goulag et sur la "purification sociale" entreprise par Staline.

Voici le premier livre en français sur l' "autre" goulag, édifi é par Staline et Iagoda (chef du Guépéou), son " ministre de l'Intérieur ", aux fins de " purifi er socialement " l'Union soviétique. Sur l'" île aux cannibales ", ont été déportés 6 000 " éléments socialement nuisibles ". Isolés dans cet endroit désolé, Nazino, perdu au milieu du fleuve Ob, les déportés débarqués sans provisions ni outils ont subi la torture de la faim au point de s'entre-dévorer. Passé sous silence pendant soixante ans, l'épisode est aujourd'hui révélé par Nicolas Werth. Sa reconstitution permet de comprendre le fonctionnement des " peuplements spéciaux ", elle met en évidence une élimination inévitable, sinon programmée, autant que l'absence de coordination entre les différents maillons de la chaîne répressive. Elle montre aussi la violence sociale qui régnait en Sibérie, terre de déportation et de colonisation. Enfin L'Ile aux cannibales offre un fascinant cas de perte des repères humains quand les individus sont soumis à une situation extrême dans un lieu clos. L'Ile aux cannibales, c'est l'histoire d'une décivilisation en plein XXe siècle.

Nicolas Werth, directeur de recherche au CNRS, outre sa participation remarquée au Livre noir du communisme, a publié dans la collection tempus : La Terreur et le Désarroi. Ce livre a été traduit dans six pays.

Pour le commander : http://amzn.to/2EZXmTF

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