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 Antoine Mingrat, prêtre violeur et meurtrier

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ElricWarrior
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MessageSujet: Antoine Mingrat, prêtre violeur et meurtrier   Jeu 5 Oct - 7:02



Dans la nuit du 8 au 9 mai 1822, le village de Saint-Quentin-sur-Isère reste éveillé. Marie Gérin, épouse d’Étienne Charmalet, a disparu. Mari, frère, amis et voisins sillonnent la commune, en particulier l’église, dernier lieu où elle fut entrevue. Au presbytère, le curé Antoine Mingat leur réserve un accueil abrupt.

Enfant de la commune voisine du Grand-Lemps, ce dernier est fils d’un charron sacrifiant par trop à la dive bouteille et d’une mère confite en dévotion mais sans le sou. Avec le jeune Antoine, elle part chercher du travail à Grenoble, échoue et doit regagner sa campagne. Le père met le fils en apprentissage chez un artisan mais le gamin en est chassé pour indocilité. Grâce à une vieille parente bien vue de la hiérarchie catholique, Antoine entre finalement au séminaire de Grenoble, au sein d’un ensemble d’indigents destinés au sacerdoce.

Finalement, Mingrat est nommé curé de la paroisse de Saint-Aupre, où il fait défendre les bals et fermer les cabarets par l’autorité. Les paysannes en manches de chemise, bras à l’air, sont interdites à l’église. Pourtant, la moralité de ce parangon de vertu, semble avoir posé problème. Il est muté à la paroisse voisine de Saint-Quentin, où il tombe sous le charme de Marie. N’y tenant plus, il lui demande un jour de passer au presbytère… pour la confesser. Il s’agit évidemment de tout autre chose. Comme la belle paroissienne résiste, il la bâillonne, la viole et l’étrangle. Ses gémissements ont intrigué la servante du curé, laquelle est chassée. Puis celui-ci passe le cadavre par une fenêtre à l’aide d’une corde, tente de le traîner jusqu’à l’Isère, échoue, retourne au presbytère, s’arme d’un couteau à hacher et revient vers le corps pour le jeter dans la rivière. On pense d’abord à un suicide, mais les langues se délient. De jeunes bergers qui pêchent dans l’Isère retrouvent une jambe. Les gendarmes se rendent chez le curé qui semble alors s’être confié à un autre prêtre, puis avoir décidé de s’enfuir, son bréviaire à la main. Il gagne Voreppe, franchit la frontière et entre en Piémont-Sardaigne. Là, les gendarmes l’arrêtent et il est enfermé à la forteresse de Fenestrelles, dans le Turinois, des mois durant… conservant son indemnité annuelle versée par l’évêché de Grenoble. La famille de la victime demande son extradition, intervient auprès des pouvoirs publics, écrit au roi. En vain. La justice piémontaise refuse la chose. C’est par contumace que le curé tueur est condamné à mort, aux Assises de Grenoble, en décembre 1822. Sans que l’on sache toujours, près de deux siècles après, où et quand il rendit son âme à Dieu.

Antoine Mingrat
1794 : naissance au Grand-Lemps (Isère).

8 mai 1822 : assassinat de Marie Gérin.

7 décembre 1822 : condamnation à mort.

Source : http://www.leprogres.fr

A écouter : http://www.europe1.fr/emissions/hondelatte-raconte/hondelatte-raconte-laffaire-du-cure-mingrat-3348311

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