Heresie

Dark Culture
 
AccueilAccueil  PortailPortail  PublicationsPublications  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  Heresie.com  Dictionnaire Infernal  Cinéma Satanique  Francis Thievicz  Elisandre  

Partagez | 
 

 Stéphane Bourgoin raconte Hannibal le Cannibale :

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
ElricWarrior
Hérésiarque - Administrateur
avatar

Nombre de messages : 1974
Age : 77
Localisation : Terre d'Hérésie
Actes nécrophiles : 9
Hommes torturés : 2831
Date d'inscription : 14/08/2004

Feuille de Sadique
Aime mutiler:
35/150  (35/150)
Possede des Crânes humains:
10/150  (10/150)
Misanthrope :
15/150  (15/150)

MessageSujet: Stéphane Bourgoin raconte Hannibal le Cannibale :   Jeu 29 Juin - 11:15

"Hannibal le Cannibale" vient de fêter ses 64 ans après avoir avoir passé 39 années à l'isolement le plus total...

... "Robert John Maudsley a fêté cette semaine ses 64 ans et a battu un record dont il se serait bien passé. Cela fait effectivement 39 ans qu'il est incarcéré, seul, sans aucun contact extérieur. Retour sur le parcours criminel du prisonnier le plus effrayant d'Angleterre.

Son histoire est à la fois tragique et glauque à souhait. Robert John Maudsley a fêté ce lundi son 64e anniversaire. Ce prisonnier britannique de longue date est devenu tristement célèbre pour les crimes horribles qu’il a commis dans les années 1970. Il entre en outre dans l’histoire des peines d’incarcération, puisqu’il vient de passer le cap des 39 années sans aucun contact avec quelconque autre détenu. Il est en effet l’homme qui a passé le plus de temps à l’isolement. Son foyer se réduit à quelques mètres carrés, un confort extrêmement précaire où aucune activité ne lui est permise, si ce n’est de se nourrir, de dormir et de faire ses besoins. En raison de son QI élevé, de son traitement particulier et du fait qu’il a notamment tenté de dévorer le cerveau de l’une de ses victimes, l’homme est surnommé par la presse anglo-saxonne « Hannibal le Cannibale ». Une référence directe au personnage terrifiant qu’incarnait l’acteur américain Anthony Hopkins dans le thriller « le Silence des Agneaux », sorti en salles en 1991 et qui a été récompensé par cinq oscars. Si le véritable tueur en série compte moins de morts à son passif que le médecin fictif présenté dans l’œuvre du réalisateur Jonathan Demme, il n’en demeure pas moins un individu d’un très grand danger pour les autorités et ses concitoyens.

En 2000, après 22 ans passés seul derrière les barreaux, Roberth John Maudsley fait savoir ses envies de suicide. Il demande à la Justice de lui accorder la peine de mort, ne supportant plus l’idée de rester enfermer à vie. Il avait alors lancé à l’époque un message criant de désespoir, à travers duquel il clamait : « Quel est le but, de me garder enfermé 23 heures par jour ? Pourquoi prendre le temps de me nourrir ou bien de me donner une heure d’exercice ? Pour qui suis-je un danger ? En conséquence à mon traitement et l’isolement, j’ai le sentiment que la seule chose qui m’attend c’est une maladie mentale, un choc psychologique et un probable suicide. Pourquoi est-ce que je ne peux pas avoir un petit oiseau à la place des mouches, des cafards et des araignées qui partagent ma cellule ? Je promets de l’aimer et de ne pas le manger. Pourquoi ne puis-je pas avoir la télévision pour voir le monde et apprendre . Ou de la musique pour l’écouter ? Si la prison me dit non, alors je demande simplement une capsule de cyanure que je prendrais avec plaisir et le problème Robert John Maudsley serait alors résolu pour tout le monde ». Cinq années de procédure plus tard, sa demande avait finalement été rejetée. La peine de mort n’existe pas sur l’île de la Reine et il est impossible d’aménager autrement son mode d'incarcération. Il est trop dangereux.

Drogue, prostitution, hôpital psychiatrique et quatre cadavres

Et pour cause. Ses lourds antécédents psychiatriques et son parcours meurtrier glacent le sang. Tout a débuté par la violence du foyer dans lequel il a été élevé. Constamment frappé par son père, à coups de poings, de pieds, de ceinture et de bâton, le petit Robert a très vite été confié à un centre d’accueil. En parallèle, il montrait pourtant de très bonnes aptitudes scolaires et se retrouvait bien souvent cité comme le meilleur élève de sa classe. Une dualité qui l'a fait basculer aux alentours des 10 ans. Il a été envoyé à Londres dans une nouvelle famille. Mais la ville était trop grande pour les aspirations alors réduites du garçon en proie au manque de confiance en lui. Coupé des siens, sans aucun lien affectif, il fût vite tenté par des refuges artificiels. Il tomba dans la drogue dure. A force de se shooter, il décrocha des réalités et ses brefs moments de lucidité furent de sombres désirs. Il tourna plusieurs fois le dos à la vie et continua sa descente inexorable aux enfers en se prostituant, afin de gagner l’argent qui devait lui permettre de payer ses doses. C’est ainsi qu’il fit la connaissance de John Farrell. En découvrant les photos d’enfants battus au domicile de son « client », Robert Maudsley vit rouge et l’étrangla à mort. Il fût déclaré inapte à être jugé et transféré dans un centre spécial pour malades psychiatriques.

Là, il rencontra un certain David Cheesman, lui aussi interné pour de graves problèmes d’ordre mental. Ensemble, ils décidèrent de s'en prendre à un troisième patient, à qui ils imputaint des viols et des violences à l’encontre d’un ami commun. Par esprit de vengeance, ils le torturèrent en l’attachant avec un fil électrique sur son lit d’hôpital. Pendant neuf heures, ils le frappèrent et lui firent des scarifications au couteau, tandis que le dénommé David Francis les suppliait de l’épargner. Il finit étranglé. Cette fois, pas de circonstances atténuantes. Le natif de Liverpool, alors âgé de 24 ans, fût incarcéré dans le Yorkshire. Quelques mois après, en 1978, il égorga son codétenu, Salney Darwood, condamné pour le meurtre de sa femme. Pour cacher l’homicide, Robert Maudsley tira le corps sous son lit. Puis, il franchit un dernier cap dans l’horreur et tabassa Bill Roberts, 56 ans. Après l’avoir défiguré en fracassant son crâne contre le mur de la cellule, il essaya de dévorer sa cervelle. C’est suite à cet incroyable boucherie qu’il hérita ainsi de son surnom et que l’institution pénitentiaire prit la lourde décision de le transférer à l’isolement, pour ne jamais l’en faire sortir."

Un article de Luca Andreolli pour VSD (28 juin 2017)

Pour voir une vidéo sur YouTube...

https://www.youtube.com/watch?v=tTN6NhW5TbE



Source : Stéphane Bourgoin

_________________
http://www.heresie.com
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.heresie.com
 
Stéphane Bourgoin raconte Hannibal le Cannibale :
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Heresie :: Général :: Tueurs en série - Crimes-
Sauter vers: