Heresie

Dark Culture
 
AccueilAccueil  PortailPortail  PublicationsPublications  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  Heresie.com  Dictionnaire Infernal  Crâne humain  Francis Thievicz  Elisandre  

Partagez | 
 

 Jack l'eventreur

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3 ... 11, 12, 13
AuteurMessage
James Monro
Orteil de Spaulding
avatar

Nombre de messages : 22
Actes nécrophiles : 0
Hommes torturés : 22
Date d'inscription : 01/04/2017

Feuille de Sadique
Aime mutiler:
150/150  (150/150)
Possede des Crânes humains:
150/150  (150/150)
Misanthrope :
150/150  (150/150)

MessageSujet: Le Lyceum theater   Mer 20 Juin - 17:09



Les yeux de Melville se fixèrent sur le papier, pour s'ouvrirent en grand. On donne Dr Jekyll et Mr Hyde au Lyceum Theatre avec, dans le rôle principal Richard Mansfield.
— Richard Mansfield ! Son visage s’éclaira comme un enfant surpris par un présent splendide.
— Richard Mansfield, je confirme !
Melville prit le programme à deux mains. Il l'étudiait consciencieusement, mais cette fois avec un air de joie simple que je ne lui avais jamais vu. Je jetai un coup d’œil à ma montre à gousset qui m’indiquait la fin de la matinée, notre entrevue s'achevait.
— C'est une idée formidable, dit-il en se redressant, sans quitter le feuillet des yeux.
— Dans ce cas, c’est décidé, je vais immédiatement réserver les places.
Je lui tapotais cordialement le dos, tout en le ramenant vers la sortie.
— Savez-vous, James, que j'ai toujours été passionné par les arts dramatiques ?
— Je m’en doutais !
— J'ai même brûlé les planches, dans mon jeune temps !

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
James Monro
Orteil de Spaulding
avatar

Nombre de messages : 22
Actes nécrophiles : 0
Hommes torturés : 22
Date d'inscription : 01/04/2017

Feuille de Sadique
Aime mutiler:
150/150  (150/150)
Possede des Crânes humains:
150/150  (150/150)
Misanthrope :
150/150  (150/150)

MessageSujet: « Sir Melville chasse le fantôme de Jack l’éventreur »   Mer 20 Juin - 17:17

« Sir Melville chasse le fantôme de Jack l’éventreur »
Londres 1888, district de White Chapel, « Jack l'Éventreur, dans une quête obsessionnelle, assassine plusieurs prostituées avec une férocité croissante à chaque meurtre ».
La lecture de la biographie d’un officier de Scotland Yard « Days of my Years » donne une éventuelle explication personnelle à l’assassinat de ces prostituées.
En lisant soigneusement cette biographie, et les nombreux témoignages d’époque, l’auteur a recueilli scrupuleusement toutes ces données que Vincent Palacio a romancées. Mais tous ces arguments systématiquement analysés sont totalement véridiques.
Enfin, ce livre n’est pas une énième interprétation sur ce sujet, il propose de bonne foi l’identité de Jack l'Éventreur.
Mais qui donc est ce « cannibale » assassin au double visage ?
Quel rapport a-t-il avec Sir Melville ?

https://www.amazon.fr/dp/197698971X


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
James Monro
Orteil de Spaulding
avatar

Nombre de messages : 22
Actes nécrophiles : 0
Hommes torturés : 22
Date d'inscription : 01/04/2017

Feuille de Sadique
Aime mutiler:
150/150  (150/150)
Possede des Crânes humains:
150/150  (150/150)
Misanthrope :
150/150  (150/150)

MessageSujet: chapitre 5 de Sir Melville chasse le fantôme de jack   Ven 6 Juil - 9:11

Jeudi 30 août 1888,
Shadwell, district de Whitechapel
Ce soir-là, une belle lune éclairait sans faire de distinction les quartiers huppés et misérables de Londres. La pollution de l'atmosphère s'imprimait dans la peau du marcheur, la vision était limitée, dans le clair-obscur généré par les lampadaires. La brume débordait des quais comme de la marmite bouillante d'une sorcière, et se collait aux coques des navires alignés dans les docks de Londres.
Une longue silhouette se découpait dans le brouillard. L'allure de son pas attestait la plus ferme détermination. Sans difficulté, elle se faufilait comme une anguille glissa le long des murs, jusqu'au grand bassin de la cale sèche de Ratcliff. Un imposant trois-mâts, occupait la plus grande partie de la fosse, en lettre rouge on pouvait lire sur la poupe: The Connovia.
La silhouette monta à bord du navire et sortit de sa masse noire une bouteille d'alcool, qu'elle déversa méthodiquement sur les voiles de coton pliées dans une ouverture du pont. Elle gratta une allumette, qui l'espace de l'ignition révélait le visage d’un homme. Il jeta le cure-dent brûlant sur les voiles imbibées. Immédiatement, une impressionnante flamme bleue monta le long du mât. Le regard de l’homme savourait un instant ce brasier naissant. Puis il sauta sur le quai, pour se diriger vers la partie sud des docks de Shadwell, district de Whitechapel. L’homme longea les entrepôts et s’arrêta devant la pancarte :
« ENTREPOTS DE LA COMPAGNIE DES INDES »
« Elliot Macnaghten »
Une simple chaîne d'acier fermait la porte. Il sortit une barre de fer de son manteau et fit levier sur le cadenas. Le métal céda comme une ficelle, et tomba sur le sol avec un tintement amplifié par le silence de la nuit. L'ombre entra et regarda les caisses qui s’empilaient du sol au plafond. Elles contenaient des bouteilles de Gin et de Brandy, calées par de la paille. La main frotta le bois rugueux de ses doigts gantés. Il renversa une caisse, qui vomit du verre et de l'alcool dans un vacarme de vaisselle brisée.  Il gratta une nouvelle allumette, et la jeta sur la flaque d’alcool.
Une vague bleue déferla sur la réserve de paille. Il s’enfuit rapidement sur les quais et remonta les docks sans être vu. Quelques centaines de mètres plus loin, il s’arrêta pour contempler l'incendie.
La Venise britannique s’embrasait comme sur les gravures des années 1666. La nuit striée de rouge orangé éclairait les docks. Quelques instants plus tard, on entendait les cloches des voitures d’incendie, tirées par d’imposants chevaux.
Un cheval monstrueux, crachant de la vapeur par les naseaux, fonçait dans le brouillard, tirant une lourde pompe. Il était suivi par un fourgon chargé d’hommes et de tuyaux, précédant une troupe d'hommes casqués et armés de haches. L’un d'entre eux, monté sur un destrier musclé, repoussait les passants qui commençaient à s’agglutiner sur les quais. Les hippomobiles se mettaient en place et les tuyaux furent déployés. Ces engins d'une modernité de pointe projetaient l'eau salvatrice à des hauteurs jamais vues. Deux servants seulement actionnaient cette pompe, quand jadis une longue chaîne humaine de seaux n'aurait pas suffi à éteindre le brasier. Une chaleur insupportable régnait sur les quais, les pompiers se battaient de toutes leurs forces pour endiguer l'assaut des flammes qui commençait à grignoter les entrepôts voisins. Le souvenir du grand incendie de Londres, qui avait brûlé la moitié de la ville, renforçait la détermination des hommes du feu. Sur le miroir teinté de la Tamise, on pouvait discerner les contours des bateaux-pompes, tapis comme des crapauds,  crachant la pluie sur le monstre de braise. Des centaines de marchandises de produits coloniaux furent carbonisées, plusieurs entrepôts voisins furent aussi détruits, le magnifique trois-mâts The Connovia était à l’agonie. Vers vingt-trois heures, les pompiers parvinrent à limiter la progression du feu. Les volutes de fumée s’échappaient encore des ruines carbonisées.
Mary Ann Nichols, que tout le monde appelle Polly,  avait une petite taille qui lui donnait l’allure d’une poupée.
Il était tard, elle revenait du spectacle offert par les hommes du feu. Ce soir-là, elle portait un bonnet noir tout neuf.
Au coin d'Osborn Street et de Whitechapel Road, Polly rencontra Emily Holland qui sortait de chez l’épicier. Emily semblait inquiète de voir son amie marcher en titubant.  L'horloge de l'église sonnait deux heures trente du matin. Polly la rassura, elle cherchait un homme pour terminer la nuit, avec en poche quelques pièces de monnaie. Six pence, c'est le prix qu'elle demandait au marin, au milieu de Withechapel Road.
Bien sûr, il accepta, et le couple se dirigea par le côté droit et sordide de Buck’s row, jusqu'à un hangar servant d'étable. L’homme à la casquette de tissu sombre ne put voir la tristesse gravée sur le visage de Polly.
Les immeubles dégradés de White Chapel ne ressemblaient pas à des habitations décentes. Elle marchait entre deux murs serrés qui se rapprochaient, l’enserraient, l'étouffaient.  En un instant sa trachée s'écrasa,  elle n’eut pas le temps d’émettre un bruit. L’étrangleur maîtrisait parfaitement son geste. Avec son foulard rouge, il l’enserra d’une pression fatale.
Polly se débattait sans bruit, en vain. Quand elle fut toute molle, il la coucha doucement à terre. La lame de son kukri trancha sa gorge d'un coup sec, et très peu de sang coula sur le côté gauche de son cou. Les lambeaux de sa conscience sentaient la lame s'enfoncer dans la chair de son ventre.
Quatre frappes ouvrirent son ventre du sternum jusqu'au bassin. Annie avait quitté son corps, pour ne laisser que sa chair vide au meurtrier.

L'assassin nettoya l'étrange arme courbée avec les vêtements de Polly, et la glissa dans son fourreau de cuir. Il revint sur ses pas, traversa Buck’s row, et glissa sa clef dans la grande porte des locaux de Kearley & Tonge.  Il monta en hâte trois étages de ce grand bâtiment, et pénétra dans son bureau. Nemo se déshabilla, lava le sang et le goût de fer qui souillait sa personne. Il troqua ses frusques contre des vêtements qui trahissaient son appartenance à la caste supérieure. Il sortit rapidement sa montre gousset, elle indiquait 3 h 30 du matin, la rue était déserte. Il verrouilla la porte, s'engagea vers Borth Street,  marcha jusqu'au hall vide de la gare de  White Chapel and Mile-End. Les petits boutiquiers et les ouvriers commençaient à sortir, saluant la nouvelle journée et installaient leurs étals. D’autres partaient travailler d'un pas lourd et résigné. Son train démarra vite en direction de Westminster.
L'homme pénétra dans son séjour spacieux. Il ouvrit le buffet, et se servit un verre de gin. Le goût de baie rouge picotait sa langue. Par la fenêtre, il voyait la lumière naissante du jour inonder la rue.

https://www.amazon.fr/dp/197698971X

[/quote]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Jack l'eventreur   

Revenir en haut Aller en bas
 
Jack l'eventreur
Revenir en haut 
Page 13 sur 13Aller à la page : Précédent  1, 2, 3 ... 11, 12, 13

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Heresie :: Général :: Tueurs en série - Crimes-
Sauter vers: