 | Heresie.com Dark Culture |
| Le Folklore, notre culture. | |
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Milady de Sade Maître en Sorcellerie

Age : 15 Inscrit le : 29 Mai 2007 Messages : 366 Localisation : Québec, mon pays!
| Sujet: Re: Le Folklore, notre culture. Sam 1 Sep à 18:00 | |
| Haha! Elisandre ca sera pas de si tot! On est un peu loin l'une de l'autre! ^^ ' _________________ Tu exibes ta vie comme on dénude un corps, mais tu n'as qu'un organe flasque à montrer. -Milady de Sade
''Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux'', pi je sais pas pour vous mais moé j'ai mal aux rotules en Tabarnack! -Les Zapartistes |
|  | | Milady de Sade Maître en Sorcellerie

Age : 15 Inscrit le : 29 Mai 2007 Messages : 366 Localisation : Québec, mon pays!
| Sujet: Re: Le Folklore, notre culture. Lun 3 Sep à 21:33 | |
| Voici la version historique de la Corriveau :
http://legrenierdebibiane.com/trouvailles/legendes/corriveau/legende.html
Le copier-coller est desactiver sur cette page.
Il y a beaucoup de version de cette histoire. Une disait que la Corriveau était en fait une sorcière qui fesait des sabbats, et son dernier mari aurait tous découvert. De se fait, se serait durant ses messe-noires qu'elle tuait ses maris par différents maléfices.
Et encoreune fois, Mes Aïeux à fait une chanson sur elle, sur une mélodie de flamenco endiabler. J'aime beaucoup cette chanson. Voyon si les paroles se retrouvent sur le web.. _________________ Tu exibes ta vie comme on dénude un corps, mais tu n'as qu'un organe flasque à montrer. -Milady de Sade
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|  | | ElricWarrior Hérésiarque - Administrateur

Inscrit le : 14 Aoû 2004 Messages : 561 Localisation : Nice
| Sujet: Re: Le Folklore, notre culture. Lun 3 Sep à 22:18 | |
| "Marie-Josephte Corriveau était la fille de Joseph Corriveau et de Françoise Bolduc, de Saint-Vallier de Bellechasse. Joseph et Françoise eurent neuf enfants, dont Marie-Josephte «La Corriveau» qui naquit le 14 mai 1733. À seize ans, Marie-Josephte épousa Charles Bouchard qui était alors agée de 23 ans et était cultivateur. Pendant les onze années qu'ils vécurent ensemble, ils eurent trois enfants. Puis, Charles mourut de façon soudaine sans que personne ne puisse en expliquer vraiment la cause. Cette mort étrange et inopinée fit courir bien des rumeurs. On racontait que Marie-Josephte, fort jalouse, s'était débarassée d'un mari un peu trop libertin à son goût, en lui versant du plomb fondu et bouillant dans une oreille alors qu'il dormait. Cependant, on ne put jamais rien prouver et Marie-Josephte épousa après quinze mois de veuvage, Louis Dodier. Quelques mois plus tard, Louis mourait à son tour. On le trouva au petit matin, dans un enclos à chevaux, la tête écrasée. Cette fois, la justice fit enquête. «La Corriveau», jouant d'astuces et de perfidie, fit tant et si bien qu'elle convainquit son père, Joseph Corriveau, de s'avouer coupable du meurtre de Louis. Un premier procès eut lieu au couvent des Ursulines à Québec. Un tribunal militaire formé de douze officiers anglais condamna à mort Joseph Corriveau. Ce même tribunal condamna aussi Marie-Josephte à 60 coups de fouet sur un dos nu et on devait aussi la marquer d'un M (pour meurtrière) au fer rouge, à la main gauche. Elle était accusée de complicité. Ces sentences ne furent jamais exécutées. Le pauvre Joseph affirma à un père Jésuite son innocence et désigna sa fille comme seule responsable du meurtre de son mari. Quelques jours plus tard, la Cour s'étant à nouveau consultée, entendit les aveux de Marie-Josephte s'avouant coupable d'avoir tué son mari de plusieurs coups de hache durant son sommeil, de l'avoir traîné à l'écurie pour tenter de faire croire qu'un cheval lui avait écrasé la tête. Cette fois le verdict tomba et la sentence disait: «Marie-Josephte Corriveau sera mise à mort pour ce crime et son corps sera suspendu dans les chaînes, à l'endroit que le gouverneur croira devoir désigner.»
L'exécution eut lieu sur les Buttes-à-Nepveu, près des Plaines d'Abraham. Son cadavre fut mis dans une cage de fer accrochée à un poteau, à un carrefour de Lévis. On décrocha la cage seulement en mai après des demandes répétées des habitants de Lévis qui disaient entendre des plaintes, des grincements des crochets de fer de la cage et d'autres bruits nocturnes venant du carrefour. La cage fut très probablement enterrée dans le cimetière derrière l'église du village puisqu'en 1840, lors de l'agrandissement du cimetière, on retrouva la cage avec quelques ossements. Elle fut vendue à l'impresario Barnum, de New York, qui l'exposa comme curiosité pendant plusieurs années.
" |
|  | | Milady de Sade Maître en Sorcellerie

Age : 15 Inscrit le : 29 Mai 2007 Messages : 366 Localisation : Québec, mon pays!
| Sujet: Re: Le Folklore, notre culture. Lun 3 Sep à 22:34 | |
| Voilà la chanson de Mes Aïeux.
La Corrida de la Corriveau
Le premier mari de la Corriveau Était un bonhomme qui dormait sûrement un peu trop Car une nuit de sommeil trop agité Il s'est étouffé à mort avec son oreiller
La veuve s'est remariée, ce ne fut pas trop long Avec un alcoolique qui faisait des dépressions On l'a retrouvé pendu d'une drôle de façon La corde attachée à la selle de son étalon
Jamais deux sans trois comme le dit le dicton Sur un fondeur de cuillères, elle jeta son dévolu Mais le pauvre étant victime d'une distraction Dans l'oreille s'est versé de l'étain fondu
Elle convole en justes noces une quatrième fois Avec un vétérinaire originaire de Ste-Foy Mais il est tombé malade et pour lui ce fut fatal Il aurait peut-être pas dû avaler son remède de cheval
C'est la corrida des maris de la Corriveau Qui maniait son jupon comme un torero Messieurs, mettez-vous en ligne, prenez un numéro Goûtez délices et supplices de la Corriveau
Le cinquième, un saint homme, réputation sans tache Alors qu'il priait, s'est assommé sur sa hache
Le sixième, un cordonnier malhabile S'est passé son alêne à travers le nombril
Le septième, un colon anglais à l'air louche S'est empalé par accident sur sa fourche
N'en jetez plus la cour est pleine Et la Corriveau devra payer de sa peine
C'est la corrida des maris de la Corriveau Qui maniait son jupon comme un torero Messieurs, mettez-vous en ligne, prenez un numéro Goûtez délices et supplices de la Corriveau
Si vous passez une nuit Sur la côte de Lévis Et qu'il vous semble entendre un arbre qui gémit Gardez les yeux par terre Et faites une prière Car la Corriveau se balance toujours dans sa cage de fer _________________ Tu exibes ta vie comme on dénude un corps, mais tu n'as qu'un organe flasque à montrer. -Milady de Sade
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|  | | ELISANDRE Reine Succube

Inscrit le : 18 Aoû 2004 Messages : 1231 Localisation : TERRE CATHARE
| Sujet: Re: Le Folklore, notre culture. Mar 4 Sep à 17:57 | |
| J'adore...... demain je m'y mets aussi (manque de temps).
Dommage qu'il n'y ait un moyen de t'entendre chanter cela, grrrrrr et je t'imagine mimant et dansant sur cette chanson. _________________ "Ce qu'il y a de meilleur dans les religions, ce sont leurs hérétiques." Nietzsche
"Ne sois pas un autre si tu peux être toi-même" PARACELSE
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|  | | Milady de Sade Maître en Sorcellerie

Age : 15 Inscrit le : 29 Mai 2007 Messages : 366 Localisation : Québec, mon pays!
| Sujet: Re: Le Folklore, notre culture. Mar 4 Sep à 23:21 | |
| Haha si tu veux un jour, je viendrai chez toi et on chantera et on dansera jusqu'à ce que nos pieds ne puisse plus le suporter! J'adore toujours être sur ce genre de mode.
Ahh j'y pense! On va survoler la Coriveau et lire un livre qui s'en inspire dans mon cours de Francais. Ca promet! _________________ Tu exibes ta vie comme on dénude un corps, mais tu n'as qu'un organe flasque à montrer. -Milady de Sade
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|  | | ELISANDRE Reine Succube

Inscrit le : 18 Aoû 2004 Messages : 1231 Localisation : TERRE CATHARE
| Sujet: Re: Le Folklore, notre culture. Mer 5 Sep à 16:00 | |
| J'espère bien te voir débarquer du Quebec Milady, je te promet de danser jusqu'à ce que nos pieds ne le supporte plus.
Je vais vous parler d'une créature occitane, pour mes amis canadien, je vais situer l'endroit, on dira en gros le sud de la France.
Il y existait une créature nommé le Drac (originellement dû à une attraction de l'occitan drac "lutin" et le latin draco "dragon), c'est un animal fantastique mesurant plus de 2 mètres, espèce de cheval noir, considéré comme le fils du diable, parfois bon enfant, il peut aussi devenir redoutable, mais il est surtout farceur.
On prétend que cet animal fantastique a disparu depuis que l'on sonne l'Angélus.
"Cette courte légende a pour héros le Drac, il se promenait souvent dans la région avec le Garou.
Cela se passait au temps où l'on ne sonnait pas encore l'angélus.
A maintes reprises, le Drac avait détaché le cheval du docteur du village. La bête libérée se promenait dans la campagne toutes les nuits pour ne rentrer qu'à l'aube, crottée et les crins embroussaillés. Il tirait du lit la servante du curé et se livrait à d'infernales sarabandes.
Mais cela ne dura pas longtemps, car on eut bien vite remarqué que le Drac avait l'habitude de tout remettre en ordre avant de se retirer. Après avoir cherché quelques jours, et après quelques échecs, la servante du curé s'avisa de poser un paneton plein de grains de lin devant la porte de sa chambre.
Dès la nuit suivante, le Drac, en entrant renversa la "paillasse" et comprit immédiatement qu'il lui serait impossible de récupérer toutes les graines répandues sur le plancher. Avec une hâte fébrile et une colère que l'on ne pouvait imaginer, il se mit aussitôt en devoir de les ramasser. Rompu de fatigue, il n'avait pas encore fini, quand le jour se leva et que le curé apparut à la porte de la chambre. A la vue du curé, le Drac abandonna la partie et fonça sur la porte. Au passage il renversa le curé qui ne sut dire d'où ça lui venait.
Mais la servante du curé ne revit plus le Drac. Toutefois, elle continua longtemps à poser un paneton de grains de lin à l'entrée de sa chambre. En cela, elle fut bientôt limitée dans toutes les familles...et le serait probablement encore!
Cependant, qu'on se rassure : cette pratique est inutile aujourd'hui. Inutile, depuis que soir et matin, la cloche sonne l'Angélus....
Par contre si nous allons vers le sud-est, le Drac devient plus dangereux.
Le Drac de Beaucaire
Monstre polymorphe, invisible aux humains, le Drac vivait caché au plus profond du Rhône. De temps à autre, il sortait de l'eau pour faire son repas de quelque habitant imprudent. Un jour, il enleva une lavandière afin qu'elle élève son fils au fond du fleuve. Sept années plus tard, sa tâche accomplie, la lavandière fut relâchée. Au cours de sa captivité, elle avait acquis la faculté de voir le Drac avec son œil gauche. Le monstre le lui creva un jour, sur un marché, après qu'elle l'eut reconnu dans la foule.
Une vieille légende du Moyen Âge, retranscrite par écrit en 1200, évoque le drac de Beaucaire, un terrible dragon aquatique qui vivait il y a de cela bien longtemps au bord du Rhône et se nourrissait de jeunes filles et de jeunes garçons qu’il attirait au fond de l’eau en y faisant miroiter de l’or et des pierreries. _________________ "Ce qu'il y a de meilleur dans les religions, ce sont leurs hérétiques." Nietzsche
"Ne sois pas un autre si tu peux être toi-même" PARACELSE
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|  | | Milady de Sade Maître en Sorcellerie

Age : 15 Inscrit le : 29 Mai 2007 Messages : 366 Localisation : Québec, mon pays!
| Sujet: Re: Le Folklore, notre culture. Mer 5 Sep à 23:13 | |
| Ahh j'en avait jamais entendu parler! C'est vraiment interressant cette histoire. T'en a d'autre? ^^ _________________ Tu exibes ta vie comme on dénude un corps, mais tu n'as qu'un organe flasque à montrer. -Milady de Sade
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|  | | Keridwen Familier de Satan

Inscrit le : 20 Mai 2006 Messages : 297 Localisation : Au pied de la Porte du Diable
| Sujet: Re: Le Folklore, notre culture. Mar 18 Sep à 10:09 | |
| J'ai grandi à l'ombre d'une méchante fée qui habitait à quelques kilomètres de chez moi, à Maulnes. ayant retrouvé un grimoire où il en était question, je vais vous narrer l'histoire de la Merlusine.
Merlusine vivait dans un chateau au fond de la forêt de Maulnes. elle était si dure avec ses vassaux que ceux d'arthonnay finirent par se révolter. La fée pris d'assaut le village, qu'elle réduisit en cendres, et fit tuer ses habitants. de retour au chateau, elle trouva sa servante favorite en larmes, horrifiée par les agissements de sa maitresse. De colère, Merlusine la précipita dans le grand puit, au centre de la forteresse. Prise de remords, elle ordonna à ses gardes de remonter sa dame de compagnie, mais il était trop tard et la femme était déja morte. Desespérée, Merlusine se jeta à son tour dans le puits. a dater de ce jour, la fée se mit à hanter les lieux, hurlant dans la nuit "Maulnes ! Maulnes ! Tant que Maulnes sera, malheureuse serai !" ayant pris en horreur les gens du pays, elle leur fit subir milles tourments, les rouant de coup et enlevant leurs enfants qu'elle emportait dans son repaire. C'est pourquoi, pendant longtemps la population continua de lui exprimer son ressentiment. Le jour de l'Ascension, grands et petits allaient jeter un caillou à l'endroit où la fée s'était tenue pendant le siège d'Arthonnay, en criant : "Tiens, voilà pour toi Merlusine ! " L'amas de pierre devint ainsi une sorte de monument aux victimes de Merlusine.
In "sur les traces des Fées", de Marie Charlotte Delmas, Editions glénat.
Lors de mon prochain retour au bercail, j'en profiterai pour vous ramener la réalité historique de Merlusine, un texte de mon Paterfamillias. _________________ The Whore of Babylon is here , the age of the storm is near. - Iced Earth, Pure Evil |
|  | | ELISANDRE Reine Succube

Inscrit le : 18 Aoû 2004 Messages : 1231 Localisation : TERRE CATHARE
| Sujet: Re: Le Folklore, notre culture. Mar 18 Sep à 16:58 | |
| Superbe, j'attends la suite. l'amas de pierre est resté intact ? _________________ "Ce qu'il y a de meilleur dans les religions, ce sont leurs hérétiques." Nietzsche
"Ne sois pas un autre si tu peux être toi-même" PARACELSE
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|  | | Keridwen Familier de Satan

Inscrit le : 20 Mai 2006 Messages : 297 Localisation : Au pied de la Porte du Diable
| Sujet: Re: Le Folklore, notre culture. Mar 18 Sep à 22:08 | |
| J'ai des doutes. Je demanderai, sait on jamais. Arthonnay est un tout petit patelin.
PS : la chanson d'Isabeau, je la connais. Je te la chanterai avec plaisir si tu parviens à pousser Elricwarrior à venir sur mes terres. _________________ The Whore of Babylon is here , the age of the storm is near. - Iced Earth, Pure Evil |
|  | | Rainmaker Familier de Satan

Age : 19 Inscrit le : 31 Mar 2007 Messages : 298 Localisation : Mulhouse City
| Sujet: Re: Le Folklore, notre culture. Dim 18 Nov à 23:28 | |
| Chers amis...
Je dépoussière ce sujet car j'avais promis parler d'une créature chère à moi. Il s'agit de Baba Yaga
C'est donc une figure de la mythologie slave apparaissant dans de nombreux contes russes et polonais. On la représente souvent comme une sorcière se déplaçant dans un mortier avançant à l'aide d'un pilon, effaçant ses traces à l'aide d'un balai et vivant dans une maison sans fenêtre juchée sur des pattes de poulet dans les tréfonds de la forêt. Elle ne porte jamais le foulard, ce qui était jadis considéré comme scandaleux par les paysans slaves (et je le confirme). Dans la plupart des ces contes, elle est représentée comme une vieille femme affreuse et cruelle qui mange des êtres humains -surtout des enfants - (et toutes les fois où elle a failli me manger quand je n'étais pas sage...). Dans un conte connu de chaque enfant slave, elle envoie des oies qui enlèvent un petit garçon (que l'on devient si l'on est pas sage). Elle veut le manger, mais sa sœur arrive et sauve l'enfant, aidée par un pommier, un fourneau et une rivière. (source :Wiki)
Un petit site sympa avec quelques illustrations : http://www.russievirtuelle.com/mythologie/creatures/babayaga.htm
Je ne me joins plus à vous regulièrement, mais mes pensées le font. En ce moment, je me sens d'une façon étrange, nouvelle, et une chose importante doit avoir lieu, mais impossible de dire ce que c'est. Si toutefois, j'aurais été heureux de débattre avec vous Rainmaker _________________ VaeVictis |
|  | | bael Orteil de Spaulding

Age : 29 Inscrit le : 14 Avr 2005 Messages : 14
| Sujet: Re: Le Folklore, notre culture. Ven 23 Nov à 18:37 | |
| je ne sais pas trop si c'est bien dans le sujet mais ma famille habite un petit village du nom de Gonfaron depuis plusieurs générations, et ce village cette légende d'un âne volant que je vais vous raconter:
Il était une fois au début du XVIII ème siècle selon certains, en 1645 très exactement selon d'autres, un petit village de Provence qui se préparait à fêter dans la joie son Saint Patron. Le village était Gonfaron, surmonté déja à l'époque d'une chapelle dédiée à Saint Quinis. En ces temps là, toute fête comportait une procession. Celle ci suivait un parcours dans les rues du village et aboutissait à la chapelle St Quinis. Les consuls avaient donc ordonné aux habitants de nettoyer le devant des maisons situées sur le chemin du cortège.
Or, il se fit qu'un Gonfaronnais grincheux, on ne sait trop pourquoi et dont l'histoire n'a pas retenu le nom, refusa de faire cette besogne de propreté. Il s'écria simplement: " Si Saint Quinis trouve le passage trop sale, il n'aura qu'à sauter par dessus! ". Selon certains il ajouta à cette exclamation, quelques autres propos assez désobligeants. La municipalité fit procéder d'autorité au travail nécessaire; la procession passa comme à l'ordinaire dans la joie et la bonne humeur. Si l'incident n'eut guère de conséquence, il resta dans la mémoire des villageois.
Mais, quelque temps après, le quidam grincheux à cheval sur son âne, s'en revenant de la campagne, descendait les pentes de la Carnaraute (nom local de la montagne qui domine Gonfaron au nord). Or sa bête, énervée par les taons, prit soudain une allure précipitée. A tel point que quittant le chemin, elle fit un vol plané au dessus du ravin tandis que son piteux cavalier était projeté rudement sur le sol.
Connue aussitôt, sa mésaventure fit la joie et la risée de tout le pays, et chacun de s'écrier:
"C'est bien fait, Saint Quinis l'a puni, son âne a volé"
C'est ainsi qu'est née la légende de l'âne volant de Gonfaron. N'en déduisez pas que tous les Gonfaronnais sont des grincheux volants...ni des ânes ! __________ Texte inspiré de celui du livre de Louis BAUDOIN : "Histoire Générale de la commune de Gonfaron des origines au XXème siècle" (édité en 1976). voila jolie histoire non ^^ mais attention pas trop de raillerie nous somme très suceptible au sujet de notre âne volant :p
J ai copier ce texte sur ce site http://www.gonfaron.net/pa2_legende.htm plus tard je vous raconterais les légende de provence ça mettra un peut plus de temps je les ais en livre va faloir recopier  _________________ Jesus,portant sa croix dans la montee du golgotha,aurait souhaite avoir un diable pour l aider. (jose artur)
http://de-profudis-clamavi.over-blog.fr/ |
|  | | ELISANDRE Reine Succube

Inscrit le : 18 Aoû 2004 Messages : 1231 Localisation : TERRE CATHARE
| Sujet: Re: Le Folklore, notre culture. Sam 24 Nov à 17:34 | |
| Tout mignon et interessant ce site Rainmaker, moi aussi elle m'est familière Baba Yaga, c'est émouvant de la retrouver ici.
Bonjour Bael, j'aime bien cette histoire, cela fait plaisir de voir que vous colportez vos légendes, je ne connaissais pas du tout.  _________________ "Ce qu'il y a de meilleur dans les religions, ce sont leurs hérétiques." Nietzsche
"Ne sois pas un autre si tu peux être toi-même" PARACELSE
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|  | | Le messager Orteil de Spaulding

Age : 45 Inscrit le : 29 Juil 2007 Messages : 15 Localisation : Au Royaume des cieux
| Sujet: Re: Le Folklore, notre culture. Jeu 17 Jan à 9:38 | |
| J'ai une légende à vous raconter... elle n'est pas terrible. Enfin bon.
La légende du beau danseur
Ce samedi soir-là, il y avait grande réjouissance chez José Moreau. Pierre était revenu des États-Unis après trois ans d'absence. On avait tué le veau gras pour le retour de l'Enfant prodigue. Puis Blanche était grandie, prête à se marier, et la plus jolie fille des alentours. Il fallait bien faire quelque chose pour elle.
Lorsque les voisins commencèrent à arriver, après souper, on rangea les bancs et les chaises le long du mur. Non pas qu'on eût l'idée de danser. Chez Moreau, on ne se permettait pas une pareille licence. Il n'y avait pas, dans tout L'Islet, de meilleur paroissien que José Moreau. Lui et sa famille étaient du premier monde. Moreau n'aurait jamais voulu tomber en disgrâce: il savait trop bien que les danses sont défendues du haut de la chaire.
Cela fit bien quelque chose à José, après souper, quand il vit entrer tous les jeunes gens du village, qu'il connaissait à peine; des têtes folles en quête de danses et de frivolités. Dédé les avait emmené avec lui, Dédé, le violoneux du rang d'en haut, qui avait un talon endiablé et une langue fort bien pendue! Mais José Moreau était trop poli pour montrer son ennui. N'étaient-ils pas les amis de Pierre ? Une petite veillée, un petit souper. Amusez-vous bien!
Dédé se mit à taper du talon. Ce Mistigri était si vif, si sautillant, que les chaises commencèrent à se dandiner. Quelle pitié que de laisser de la si belle musique se perdre !
Dans un tour de main, le plancher fut prêt. José Moreau, maître de Céans, se leva, et tendit le bras à sa femme, la vieille mais joyeuse Catherine. Ils firent les premiers pas - pas trop mal! Faut dire que, dans leur jeune temps, ils avaient su s'amuser.
Le grand Dédé, remonté pour vingt-quatre heures, tapait du talon, jouait de l'archet sur ses cordes et faisait voler la poussière - s'il y en avait eu, dans la maison de Catherine. La danse filait grand train; les cotillons, les foins, les saluts-des-dames. Entre les danses, une petite goutte d'eau-de-vie en faisant trinquette.
Qu'est-ce qu'on entendit, dehors, à onze heures sonnant? Le son des grelots, les lisses d'une carriole sur la neige gelée.
Ça frappe à la porte - trois coups.
- Entrez !
La porte s'ouvrit. Un étranger apparut sur le seuil. Il avait les cheveux frisés, la barbe soyeuse, longue, noire comme un geai. Ses yeux brillaient de lueurs fauves. Bien costumé, le monsieur: capot de castor, casque de marte velouté, mocassins de caribou brodés en dards de porc-épic.
Il s'avanca de quelques pas, saluant avec grâce toute l'assemblée. Il jeta son capot et son casque dans un coin, mais garda ses gants de chamois- des gants noirs. Pour les danseuses, il n'y avait plus, dès ce moment, que lui sur le plancher.
Son premier choix fut Blanche, la fille de la maison, taillée au ciseau, d'une taille fine et moulée,belle et distinguée, une vraie demoiselle, bouillante d'esprit - la coqueluche des garçons de L'Islet.
- Mademoiselle, que lui demanda l'étranger, voulez-vous danser avec moi?
Loin d'être à son aise, quand elle commença à danser, elle tremblait dans sa belle blouse de satin pâle, qu'elle modelait bien de ses attraits de jeune demoiselle.
- Vous êtes jolie! murmura son danseur.
- Monsieur, elle répondit, je ne sais guère danser.
Dans tout L'Islet il n'y avait pourtant pas de meilleure qu'elle. Des veilleurs sortirent pour voir le cheval. Monsieur, quel cheval, et le harnais donc! Des boucles d'argent, sur du cuir blanc patenté flambant neuf. Une carriole reluisante comme un miroir et remplie de peaux de buffles doublées en feutre rouge. Mais parlons du cheval! À l'oeil si intelligent qu'on l'eût crut une personne capable de parler; et puissant sur ses jarrets de fer. Une tête fine et ciselée; des narines enflammées; des prunelles de feu dans les ténèbres. Les maquignons ne le connaissaient pas; ils n'avaient jamais vu son pareil. Il avait dû faire une longue course; il était couvert de frimas. François entra demander au voyageur s'il voulait qu'on le dételle, qu'on l'entre à l'écurie pour lui donner de l'avoine, de l'eau.
- Ça ne vaut pas la peine; jetez une peau de carriole sur lui; c'est assez.
Les pas de danse qu'il faisait, mes amis vous auriez dû les voir !

Le père François regardait bouche bée; pourtant il connaissait son tabac ! Ça ne peut pas s'expliquer tous les pas qu'il fait. Il les invente !
Puis il dansa seul - une gigue simple, qui dura une bonne demi-heure, pas moins. Il était inlassable. Les meilleures danseuses lui avaient fait face l'une après l'autre, mais, fatiguées, elles avaient dû s'excuser et s'asseoir.
Des étourdis, au commencement, auraient bien voulu lui en remontrer. Mais ils surent bientôt qu'ils avaient affaire à un maître.
Il se mit à tenir tête à Dédé, le violoneux. C'était pour faire un maître. Dédé trouvait la partie rude. La rage le chauffait, les sueurs l'aveuglaient. Mais il avait trop de vanité pour céder. Tout-à-coup, crac! une corde du violon cassa. Il l'avait fait à dessein, pour reprendre haleine. Pendant qu'il la remplaçait, il eut le temps de se remettre. François, le garçon d'honneur, en profita pour organiser un cotillon.
- Les gens sont priés !
Le bruit des pieds réveilla petit Paul, l'enfant de deux ans, au berceau. Christine, le prenant sur ses genoux, s'assit dans la porte du cabinet.
Mais l'enfant se cachait le visage aussitôt que l'étranger approchait en dansant : - Brû... brû..., brûle, monsieur !
- Pourquoi est-il si sauvage, ce soir ? se demande Catherine.
La jeune fille qui dansait avec l'étranger avait un joli collier avec un crucifix - un joyau de famille- Catherine entendit le beau danseur lui demander : - Voulez-vous le changer pour ce loquet, qui contient mon portrait ? Voyez les diamants! Catherine se leva, l'enfant au bras. Elle alla tremper ses vieux doigts tremblants dans le bénitier à la tête du lit, et la main tendue vers l'étranger, revint faire le signe de croix.
L'effet fut terrible. Le diable - car c'était lui - bondit en hurlant au plafond. La maison trembla jusqu'au solage. Il s'élança vers la porte, pour sortir; mais il s'arrêta à la vue d'une Croix noire de la Tempérance. Fou de rage, il fit une courbe à gauche et sauta d'un bond dans le mur de pierre qu'il défonça d'un seul coup. Il disparut avec un bruit de chaînes battues, répandant après lui une odeur affreuse et faisant jaillir une traînée d'étincelles des sabots de son coursier diabolique.
Les gens étaient terrifiés. Revenant à eux l'instant d'après, ils se mirent à examiner le trou béant dans le mur. Dehors, la neige était fondue à cent verges à la ronde. Sans dire un mot, ils se hâtèrent de s'en aller, dans la nuit ténébreuse.
José Moreau était inconsolable. Pourquoi fallait-il qu'entre tous, il fut victime d'une telle mésaventure, lui, qui de sa vie, n'avait connu tel malheur.
Le maçon, le jour suivant, ne put réparer le mur, en dépit de sa bonne volonté. Sitôt qu'il posait une pierre, elle partait comme un boulet. Rien ne pouvait tenir. Le curé vint bénir la maison, puis il repartit sans une parole, car José, cette fois, avait fait fausse route. Le trou au mur, quoiqu'on fit, ne put jamais être refermé. Il reste encore béant comme au premier jour - ou plutôt, à la première nuit. C'est une leçon, un avertissement.
Légende de l'Islet, communiqué par le Docteur J.B.A. Cloutier (Extrait de "Le Soleil", Québec, dimanche 2 décembre 1945) |
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