Originaire de Picardie, Clovis Trouille fréquente l'école des beaux-arts d'Amiens. Il peint sa première oeuvre connue à l'âge de seulement 13 ans - 'Le Père, la fille, l'amoureux'. Illustrateur et caricaturiste pour des journaux amiénois, il s'installe à Paris en 1920 et fait du dessin publicitaire. S'inscrivant dans le mouvement surréaliste, Clovis Trouille est 'provocateur, insolent, subversif, antimilitariste, anticlérical' et obsédé par le S - sexe, surréalisme. En raison de leur mépris pour les maîtres anciens, il va cependant s'éloigner des surréalistes. Par son utilisation du collage et de la photographie, certains ont vu en lui un des précurseurs du pop art. En 2007, le musée de Picardie propose une rétrospective de l'oeuvre de Clovis Trouille.

Oh! Calcutta! Calcutta! (Qui donna son nom à une comédie musicale "osée" des années 60)

La voyeuse

Bien sur "Dolmancé et ses fantômes de luxure" déjà collé par Elisandre ailleurs, et qu'on retrouve en petit sur l'affiche au dessus de "La Voyeuse":

La grasse matinée

Bikini

La religieuse italienne

Rève Claustral
Ces deux derniers sont assez caractéristiques du goût de l'artiste pour la provocation et de son érotisme anticlérical...
Quelques citations de lui:
« je rejette la morale de la société bourgeoise, l’imposture de sa religion, la morale de ses curés, son patriocularisme, je désire au contraire une société sans frontière. »
« L’on peut être certains que je le suis, érotique, et que je l’ai toujours été. Mais il me semble qu’un artiste qui ne sent pas la femme ne peut être un bon artiste. Mon œuvre est un chant d’amour à la femme, qui m’a tant manquée dans ma jeunesse (refoulement). »
« D’autre part, je tiens à ce côté subversif de mes œuvres, qui à mon avis fait que les peintures de cette sorte vieillissent bien. Car vous savez que le temps, la patine du temps n’adoucissent que trop la peinture.
On reste stupéfait devant l’Olympia de Manet, de penser que l’on a dû faire protéger ce tableau par la police, les visiteurs voulant le lacérer. Ce tableau, avait donc, alors, une puissance mystérieuse de « jamais vu », qui déchainait la colère. Je m’habitue à mes tableaux en les voyant vieillir et il me semble que c’est le piquant du subversif qui les sauvera de la patine du temps et de la banalité coutumière. » (1959)

"Sigma Diavoli": Le Grand Inquisiteur (Qui a les traits d'André Breton) cherche "Le signe du diable" sur les fesses d'une belle prisonnière...

Comment Trouille imagine son enterrement...

...Et son tombeau!
Une vidéo de présentation de ses tableaux, sur Daylimotion:
http://www.dailymotion.com/video/x4kvqq_clovistrouille